<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<feed version="0.3" xmlns="http://purl.org/atom/ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xml:lang="fr">
<title type="text/plain">PhY de Pont</title>
<tagline type="text/plain">Récits - Pensées &amp; Photographies</tagline>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com"/>
<author>
<name>PhY de Pont</name>
<url>http://flaubertgve008.viabloga.com</url>
</author>
<info type="application/xhtml+xml" mode="xml">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">
<p>Prototype of an Atom 0.3 feed based on <a href="http://www.mnot.net/drafts/draft-nottingham-atom-format-02.html">
http://www.mnot.net/drafts/draft-nottingham-atom-format-02.html</a>.
This feed may change, use at your own risk.
</p></div></info>
<generator url="http://viabloga.com">ViaBloga</generator>
<modified>2011-07-14T16:06:59Z</modified>
	<entry>
		<title>LA GUERRE DES MONDES</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">








 

Nous savions parfaitement que l&apos;espèce humaine était sur la voie de l&apos;extinction, que les semaines de la planète étaient comptées sur les doigts de la main divine, celle qui nous avait déjà donné le choix entre se faire foutre de sa gueule par son prochain ou foutre sur la gueule du même prochain, croire en la mamelle nourricière, la téter jusqu&apos;à l&apos;éc urement, la respecter jusqu&apos;à l&apos;abnégation ou s&apos;en servir pour assouvir des inclinaisons désormais réprouvées par le code pénale.




 


Nul n&apos;ignorait la fatalité qui devait nous entraîner vers les abîmes obscurs, nous plongeant dans la soupe pleine de poils, brûlante et éternelle qu&apos;un ange félon boursouflé par l&apos;ambition et l&apos;effronterie aimait à nous servir quotidiennement du haut de son aigreur.






Les chaleurs accablantes succédaient aux frimas incontrôlables, les sécheresses aux l&apos;inondations, obligeant les élus et autres ministres à sortir de leur réserve à coups de communiqués péremptoires : &quot;Il pleut, abritez-vous ou prenez quelques jours et faites un saut à l&apos;île Maurice&quot;, &quot;Il neige restez cloîtrés ou venez travailler en hélicoptère&quot;,  &quot;la canicule s&apos;abat sur le pays : mangez des glaces, garez vos voitures à l&apos;ombre et mettez vous des mouchoirs humides sur la tête&quot;, &quot;l&apos;eau est radioactive, diluez la avec quelques gouttes de citron&quot;, &quot;vos enfants risquent à tout instant d&apos;être contaminés faîtes leur porter des dosimètres. Mais pas n&apos;importe lesquels, ceux avec un petit Mickey qui secoue la tête quand la mesure est critique&quot;.  C&apos;est à ces stratégies hautement évoluées qu&apos;on a toujours su reconnaître  la fine fleur de la hiérarchie politique, celle qui sent bon l&apos;essence d&apos;énarque et autres arômes spécifiques réservés aux élites.




                                




Les typhons se substituaient aux raz de marée, les scandales sexuels aux crises financières, « lèche-moi le CAC40 », « Fous moi ta grosse dette dans le parachute », « laisse-moi te tripoter l&apos;espace de Schengen » ; les rumeurs aux convictions, les promesses aux atermoiements, les caresses aux bastonnades, la course élégante de la planète bleutée prenait d&apos;heure en heure des allures de trajectoires de yoyo détraqué.




 


Les peuples comprenaient bien que quelque chose ne tournait pas rond dans le programme, après tout la stupidité des populations est tout à fait cyclique, les instants de lucidité cheminant au même train que les heures de divagations collectives. Tous les continents  s&apos;enfiévraient, de chacun d&apos;eux montait la même impression que les prévisions étaient faussées, que les plans se froissaient les uns après les autres, floutant les grandes lignes conjecturales , que des erreurs avaient dues être commises, même les traditions prenaient parfois des apparences de pièges à cons. Ces craintes palpables choisissaient des formes plus ou moins explicites, selon les caractères, selon la géographie, l&apos;altitude, la température, les rites culinaires, la coutume, le folklore, la proximité de voisins plus ou moins coopératifs. 




 


Ici on tapait sur la table en faisant sauter en l&apos;air les verres à apéritifs et les biscuits salés, on faisait des sit-in, on grommelait en roulant des yeux, là on tirait à vue, on s&apos;enfonçait dans la terreur, dans le crime, dans l&apos;indicible, notion vaporeuse chère à  HP Lovecraft. Là encore, excédé, on votait résolument à gauche ou frénétiquement au Centre, parce qu&apos;en fin de compte tout n&apos;est pas si terrible que ça. 




 


Par là-bas, dans les Républiques agonisantes, on offrait des petits-fours et les lambris dorés à ceux-là même qu&apos;on avait haït soixante cinq ans auparavant lorsqu&apos;ils défilaient au pas de l&apos;oie sur les pavés lustrés, reniant des serments irrévocables, piétinant des dogmes ébauchés à coup de vies humaines, de sacrifices, de cruauté ressentie. Les fusibles mis en place après les expériences malencontreuses des aïeux à moustaches sautaient les uns après les autres offrants au monde médusé des spectacles pyrotechniques redoutables mais de toute beauté.




 


Le grand leitmotiv prenait les airs des rengaines des caboulots « On ne sait plus sur quel pied danser... » « Mais à qui faire confiance ? » « La java des isoloirs » « La rumba des professions de foi ». Moi, moi, c&apos;est moi, par ici, regardez-moi ! Des prunelles suspicieuses se posèrent alors sur les princes discrets, sur les ridicules petits barons la morgue au nez, qui agitent, au bout de leurs auriculaires déformés par l&apos;étiquette, des blasons surannés, incompréhensibles, sur les tyrans paranoïaques gonflés à éclater par la suffisance, coulé dans la vanité comme des merdes dans le bronze prétendant posséder des peuples, disposer du droit de vie ou de mort sur des pseudos sujets , détenir la vérité obsessionnelle, la légitimité absurde acquise par les nébuleux faits d&apos;armes d&apos;un ancêtre aux formes atrophiées de potentat, lui-même résultat claudiquant d&apos;un coup de bite hasardeux sur la carpette d&apos;un campement militaire, à l&apos;angle d&apos;une meurtrière, sur le parquet brillant d&apos;un corridor versaillais ou derrière les rideaux de velours d&apos;un salon feutré du troisième Empire.




 


D&apos;immenses panaches de fumée s&apos;élevèrent de chaque colline, de chaque forêt. Dans chaque plaine, sur les hauteurs de tous les plateaux se groupèrent des masses considérables, des multitudes d&apos;êtres humains multicolores qui se mélangeaient tremblant de ressentiment, les bras levés, armés de branches de ronce, de pierres coupantes, de cornes d&apos;animaux morts. Les yeux grésillaient d&apos;une braise haineuse, les gorges vibraient de menaces et de cris. 




 


Tels des fleuves tempétueux roulant des immondices, des cortèges d&apos;hommes portant sur leur dos des vieillards vociférant, agitant leurs membres décharnés et des nuées de femmes et d&apos;enfant s&apos;avançaient prêts à en découdre, à renverser les oppresseurs, à abattre l&apos;autorité, ne craignant ni le feu des armes ni la brûlure de la répression. 



Dieu pouvait bien être dans le clan d&apos;en face, sa parole n&apos;avait plus la moindre valeur, ses commandements  rédigés sur des parchemins anciens servaient depuis longtemps au mieux à emballer la friture, au pire à essuyer la semence avariée de ses légats dégénérés. 




 


Ce peuple là n&apos;appréhendait plus rien, donnait la mesure du vide qu&apos;il allait occasionner dans les rangs de ceux que le pouvoir avait hypnotisé. Il ne craignait rien de brutale, rien de cruel, la détermination le guidait, il attendait, planté dans la misère, les bataillons sauvages, les hordes farouches chantés dans les hymnes guerriers.




 


Les forces de l&apos;ordre ne vinrent pas. Il se passa des jours entiers sans que rien de significatif ne se produise. On se lassait presque.  Puis ce fut la stupéfaction, la terreur se présenta sous un aspect anodin, une forme jusqu&apos;ici paisible, loin des images classiques et redoutées de la répression. Les rêveurs les plus acharnés, les plus prédisposés à l&apos;imaginaire débridé n&apos;auraient pu fantasmer une telle épouvante. Machiavel lui-même, fourbe et vermoulu, n&apos;aurait osé proposer une semblable recommandation aux Princes qu&apos;il conseillait. La violence, la cruauté portée à ces peuples épuisés n&apos;avaient pas de nom. Les malheureux pliés par la douleur devenaient inopérants, des diarrhées infâmes et sanguinolentes les courbaient à même le sol, les maux de ventres anéantissaient les jeunes enfants, les viscères des plus âgées explosaient sous la pression des poisons, les femmes hurlaient (chochottes) cherchant à extraire de leurs entrailles, à mains nues, le venin qui les assassinait.




 


On attendait les chars, la mitraille, les bombardements, on guettait les sections d&apos;assaut, les compagnies de CRS, les gardes impériales, les tontons macoutes.... Ils avaient envoyé les steaks hachés à prix coûtants, les germes de légumes teutons à l&apos;urine de renard, les concombres génocidaires, les légumes exterminateurs, le thé vert radioactif, le lait corrosif et autres sournoiseries funestes.




 


Chacun regagna ses pénates en tenant ses couches, il fut organisé une vaste distribution de pansements gastriques, on remercia chaleureusement le Ministère de la Santé qui avait participé à éviter le pire en adaptant les remèdes aux maux.




 


Jean Louis Borloo se présenta aux élections présidentielles, convaincu qu&apos;il pouvait apporter au pays l&apos;aide nécessaire à la poursuite radicale de l&apos;action gouvernementale mais avec lui à la place de l&apos;autre et il ne fut pas élu. 




 


Mince...



























</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/la-guerre-des-mondes"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/la-guerre-des-mondes</id>
		<issued>2011-06-20T11:08:02Z</issued>
		<modified>2011-06-20T13:22:43Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: left"><span style="font-size: large"><img style="width: 431px; height: 225px" alt="" align="middle" width="399" height="258" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Cygne_t.gif" /></span></div>
<br />
<div>
<div style="text-align: justify"><span style="color: #333399"><span style="font-size: larger">
<div>&#160;
<div><span style="color: #333399">
<div><span style="color: #333399">Nous savions parfaitement que l'espèce humaine était sur la voie de l'extinction, que les&#160;semaines de la planète étaient comptées sur les doigts de la main divine, celle qui nous avait déjà donné le choix entre se faire foutre de sa gueule par son prochain&#160;ou foutre sur la gueule du même prochain, croire en la mamelle nourricière, la téter jusqu'à l'écœurement, la&#160;respecter jusqu'à l'abnégation&#160;ou s'en servir pour assouvir des inclinaisons désormais&#160;réprouvées par le code pénale.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Nul n'ignorait la fatalité qui&#160;devait nous entraîner&#160;vers les abîmes obscurs, nous plongeant dans la soupe pleine de poils, brûlante et éternelle qu’un ange félon boursouflé par l'ambition et l'effronterie aimait à nous servir quotidiennement du haut de son aigreur.</span></div>
<div><span style="color: #333399"><br />
Les chaleurs accablantes succédaient aux frimas incontrôlables, les sécheresses aux l'inondations, obligeant les élus et autres&#160;ministres à sortir de leur réserve à coups de communiqués péremptoires&#160;: "Il pleut, abritez-vous ou prenez quelques jours et faites un saut à l’île Maurice", "Il neige restez cloîtrés ou venez travailler en hélicoptère",&#160; "la canicule s’abat sur le pays&#160;: mangez des glaces, garez vos voitures à l’ombre et mettez vous des mouchoirs humides sur la tête", "l’eau est radioactive, diluez la avec quelques gouttes de citron", "vos enfants risquent à tout instant d’être contaminés faîtes leur porter des dosimètres. Mais pas n’importe lesquels, ceux avec un petit Mickey qui secoue la tête quand la mesure est critique". &#160;C’est à ces stratégies hautement évoluées qu’on a toujours su reconnaître &#160;la fine fleur de la hiérarchie politique, celle qui sent bon l’essence d’énarque et autres arômes spécifiques réservés aux élites.</span></div>
<div><span style="color: #333399">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span></div>
<div><span style="color: #333399">Les typhons se substituaient aux raz de marée, les scandales sexuels aux crises financières, «&#160;lèche-moi le CAC40&#160;», «&#160;Fous moi ta grosse dette dans le parachute&#160;», «&#160;laisse-moi te tripoter l'espace de Schengen&#160;» ; les rumeurs aux convictions,&#160;les promesses aux atermoiements, les caresses aux bastonnades, la course élégante de la planète bleutée prenait d’heure en heure des allures de trajectoires de yoyo détraqué.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Les peuples comprenaient bien que quelque chose ne tournait pas rond dans le programme, après tout la stupidité des populations est tout à fait cyclique, les instants de lucidité cheminant au même train que les heures de divagations collectives. Tous les continents&#160; s'enfiévraient, de chacun d'eux montait la même impression que les prévisions étaient faussées, que les plans se froissaient les uns après les autres, floutant les grandes lignes conjecturales&#160;, que des erreurs avaient dues être commises, même les traditions prenaient parfois des apparences de pièges à cons. Ces craintes palpables choisissaient des formes plus ou moins explicites, selon les caractères, selon la géographie, l’altitude, la température, les rites culinaires, la coutume, le folklore,&#160;la proximité de voisins plus ou moins coopératifs. </span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Ici on tapait sur la table en faisant sauter en l’air les verres à apéritifs et les biscuits salés, on faisait des sit-in, on grommelait en roulant des yeux, là on tirait à vue, on s’enfonçait dans la terreur, dans le crime, dans l’indicible, notion vaporeuse chère à &#160;HP Lovecraft. Là encore, excédé, on votait résolument à gauche ou frénétiquement au Centre, parce qu’en fin de compte tout n’est pas si terrible que ça. </span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Par là-bas, dans les Républiques agonisantes, on offrait des petits-fours et les lambris dorés à ceux-là même qu’on avait haït soixante cinq ans auparavant lorsqu’ils défilaient au pas de l’oie sur les pavés lustrés, reniant des serments irrévocables, piétinant des dogmes ébauchés à coup de vies humaines, de sacrifices, de cruauté ressentie. Les fusibles mis en place après les expériences malencontreuses des aïeux à moustaches sautaient les uns après les autres offrants au monde médusé des spectacles pyrotechniques redoutables mais de toute beauté.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Le grand leitmotiv prenait les airs des rengaines des caboulots «&#160;On ne sait plus sur quel pied danser...&#160;» «&#160;Mais à qui faire confiance&#160;?&#160;» «&#160;La java des isoloirs&#160;» «&#160;La rumba des professions de foi&#160;». Moi, moi, c’est moi, par ici, regardez-moi&#160;! Des prunelles suspicieuses se posèrent alors sur les princes discrets, sur les ridicules petits barons la morgue au nez, qui agitent, au bout de leurs auriculaires déformés par l’étiquette, des blasons surannés, incompréhensibles, sur les tyrans paranoïaques gonflés à éclater par la suffisance, coulé dans la vanité comme des merdes dans le bronze prétendant posséder des peuples, disposer du droit de vie ou de mort sur des pseudos sujets , détenir la vérité obsessionnelle, la légitimité absurde acquise par&#160;les nébuleux faits d’armes d’un ancêtre aux formes atrophiées de potentat, lui-même résultat claudiquant d’un coup de bite hasardeux sur la carpette d’un campement militaire, à l’angle d’une meurtrière, sur le parquet brillant d’un corridor versaillais ou derrière les rideaux de velours d’un salon feutré du troisième Empire.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">D’immenses panaches de fumée s’élevèrent de chaque colline, de chaque forêt. Dans chaque plaine, sur les hauteurs de tous les plateaux se groupèrent des masses considérables, des multitudes d’êtres humains multicolores qui se mélangeaient tremblant de ressentiment, les bras levés, armés de branches de ronce, de pierres coupantes, de cornes d’animaux morts. Les yeux grésillaient d’une braise haineuse, les gorges vibraient de menaces et de cris. </span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Tels des fleuves tempétueux roulant des immondices, des cortèges d’hommes portant sur leur dos des vieillards vociférant, agitant leurs membres décharnés et des nuées de femmes et d’enfant s’avançaient prêts à en découdre, à renverser les oppresseurs, à abattre l’autorité, ne craignant ni le feu des armes ni la brûlure de la répression.&#160;<br />
<br />
Dieu pouvait bien être dans le clan d’en face, sa parole n’avait plus la moindre valeur, ses commandements&#160; rédigés sur des parchemins anciens servaient depuis longtemps au mieux&#160;à emballer&#160;la friture, au pire à essuyer la semence avariée de ses légats dégénérés. </span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Ce peuple là n’appréhendait plus rien, donnait la mesure du vide qu’il allait occasionner dans les rangs de ceux que le pouvoir avait hypnotisé. Il ne craignait rien de brutale, rien de cruel, la détermination le guidait, il&#160;attendait, planté dans la misère, les bataillons sauvages, les hordes farouches chantés dans les hymnes guerriers.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Les forces de l’ordre ne vinrent pas. Il se passa des jours entiers sans que rien de significatif ne se produise. On se lassait presque. &#160;Puis ce fut la stupéfaction, la terreur se présenta sous un aspect anodin, une forme jusqu’ici paisible, loin des images classiques et redoutées de la répression. Les rêveurs les plus acharnés, les plus prédisposés à l’imaginaire débridé n’auraient pu fantasmer une telle épouvante. Machiavel lui-même, fourbe et vermoulu, n’aurait osé proposer une semblable recommandation aux Princes qu’il conseillait. La violence, la cruauté portée à ces peuples épuisés n’avaient pas de nom. Les malheureux pliés par la douleur devenaient inopérants, des diarrhées infâmes et sanguinolentes les courbaient à même le sol, les maux de ventres anéantissaient les jeunes enfants, les viscères des plus âgées explosaient sous la pression des poisons, les femmes hurlaient (chochottes) cherchant à extraire de leurs entrailles, à mains nues, le venin qui les assassinait.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">On attendait les chars, la mitraille, les bombardements, on guettait les sections d’assaut, les compagnies de CRS, les gardes impériales, les tontons macoutes.... Ils avaient envoyé les steaks hachés à prix coûtants, les germes de légumes teutons à l’urine de renard, les concombres génocidaires, les légumes exterminateurs, le thé vert radioactif, le lait corrosif et autres sournoiseries funestes.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Chacun regagna ses pénates en tenant ses couches, il fut organisé une vaste distribution de pansements gastriques, on remercia chaleureusement le Ministère de la Santé qui avait participé à éviter le pire en adaptant les remèdes aux maux.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Jean Louis Borloo se présenta aux élections présidentielles, convaincu qu’il pouvait apporter au pays l’aide nécessaire à la poursuite radicale de l’action gouvernementale mais avec lui à la place de l’autre et il ne fut pas élu. </span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399">Mince...</span></div>
<br />
<br />
<br />
</span></div>
</div>
</span></span></div>
</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>ON S&apos;EN TAPE !</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">


























       











On s&apos;

en tape !




 


La mort dans l&apos;âme, je dois rendre à César sa panoplie de mauvais garnement - jupette, sandales, bouquet garni dans les cheveux et  fausse cuirasse de torse moulée en cuir de Sibérie - et à un certain Leblase, dont le seul nom, au même titre que celui du célèbre empaleur Voïvode des Carpates, fait frémir soit de plaisir soit d&apos;angoisse, selon que l&apos;on ai des tendances étranges allant d&apos;un bord à l&apos;autre du spectre de la nature humaine, la paternité de cette réflexion. 






Volontairement, je ne dis pas la &quot;paternité de cette expression&quot;, car nous savons tous depuis notre prime enfance, que la formule « On s&apos;en tape » remonte à des temps immémoriaux, antédiluviens, voir même bien avant.






Il était courant d&apos;observer, dans les plaines immenses, battues par les froids polaires, des hommes de Cro-Magnon, les aisselles délicatement parfumées à l&apos;essence de mammouth, esquisser de beaux sourires et se faire, avec les bras, de grands signes en forme de moulinets qui finissaient irrémédiablement sur leur arrière train, gestes qui signifiaient, on le sait aujourd&apos;hui grâce à des études précises: &quot;On s&apos;en tape !&quot;  Ils venaient alors, manquant une gracile et véloce gazelle, de blesser sauvagement un membre du clan d&apos;un jet de pierre ou de javelot approximatif, car chez le Cro-Magnon, c&apos;est de notoriété publique, tout est jeu, découverte et enchantement.




 


Ponce Pilate, fut l&apos;un des premiers à signer, non sans une certaine  nuance une très belle interprétation de la formule en question, le peuple ayant pour une fois été l&apos;instigateur de cette conduite héroïque du légat de Rome qui fut lui-même totalement surpris de ladite décision en faveur du ténébreux Barrabas. 




 


Plus tard, au Moyen-âge, il n&apos;était pas rare de mettre à contribution la fine fleur de l&apos;artisanat de l&apos;époque en leur faisant graver « On s&apos;en tape », en caractères gothiques flamboyants, sur les grosses pierres qu&apos;on balançait à coups de catapultes sur les créneaux où s&apos;agitaient des drapeaux blancs, tenus à bout de bras par des assaillis terrorisés et épuisés par des semaines de famine et désirant plus que tout une reddition, même avilissante, à un carnage annoncé.




 


Que vous soyez Syrien ou Libien, l&apos;intérêt qu&apos;on vous portera passera de la compassion silencieuse à l&apos;implication relative, du largage de bombe à haute altitude au mouvement réprobateur d&apos;un index agité... 




Qu&apos;est-ce qui fait qu&apos;on puisse à ce point s&apos;en taper de certains davantage que d&apos;autres ?




Et le bruit court chez les dictateurs du monde entier, dont l&apos;assemblée générale pourrait avoir lieu cette année à la salle des fêtes Gilbert Becaud de Pont, qu&apos;être reçu en grande pompe à Paris n&apos;augure pour de très bon pour la carrière d&apos;un despote. Être l&apos;invité d&apos;honneur au défilé du 14 juillet ou au camping de Matignon ne protège aucunement des retours de manivelles.




Ceci dit attention, à trop vouloir tirer sur la corde, on va bientôt finir par se fâcher avec tout le monde... Mais loin de faire acte de contrition, les conseillers éclairés qui ont trouvé approprié de faire venir ces autocrates sanguinaires moyennant l&apos;ombre de l&apos;amorce d&apos;un éventuel marché juteux sur une centrale nucléaire ou autre babiole inoffensive, s&apos;embourbent pour se défendre dans des thèses ébouriffantes dont les conclusions pourraient se résumer à un impertinent : &quot;On s&apos;en tape... &quot; Comme quoi et cela parait bien légitime quand on y pense,  on peut s&apos;en taper à tous les niveaux.




 


Si je rebondis aujourd&apos;hui sur la tournure, c&apos;est que je la trouve parfaitement adaptée à la plupart des situations que nous avons le plaisir et le bonheur de vivre aujourd&apos;hui. Et nous sommes tous, enfin je veux dire vous et moi, le plus grand nombre, le commun des mortels, les drogués (ées) de la plateforme, sujet à être ou à devenir quotidiennement  la cible de cette nonchalante dépréciation.




 


Quelque soit les angles d&apos;attaque, les aspects du problème, nous sommes les premiers dont on se tape, du matin au soir. De vous madame, nouvelle reine du génie culinaire et du régime amincissant pré aoûtien. Vous pensez être les nouvelles Madame Mérigot ou les Pics de la gastronomie mondiale ! Foutaises, on se moque de vous, vos macarons sont secs comme des Choco BN, vos verrines sont fades comme des vieux mégots... De vos talents, on s&apos;en tape, l&apos;essentiel est de vous faire acheter par dizaines les livres qui vous conforteront, à la fin, dans votre incapacité à réaliser la moindre confiture, la plus modeste des papillotes. 




Et de vous monsieur, roi du bricolage et du même coup champion du pansement réalisé à une seule main : on vous vend une visseuse sans fil, un mètre ruban et vous voilà propulsé au rang d&apos;un pharaon constructeur, architecte en chef de la cabane à outils... Ouvrez les yeux &quot;on s&apos;en tape.&quot; Aussi... !




  




Tout ce que vous pensez être construit pour votre plaisir, pour votre bien être, n&apos;existe en fin de compte que pour mieux vous contraindre à choisir entre le superflu stérile et l&apos;inadapté compulsif. Quoiqu&apos;il puisse y avoir d&apos;organisé à votre intention, dans votre intérêt, songez en priorité à qui profite votre crédulité et quelle entité supérieure a décidé de vous prendre pour un naïf contraint .




 


Et les déclinaisons sont aussi nombreuses qu&apos;imagées : « On s&apos;en tamponne le coquillard » n&apos;est pas la moins maritime des versions, encore que pour ma part l&apos;image du coquillard ne soit pas la plus précise du bestiaire connu. On pourra citer en vrac : « On s&apos;en bat l&apos; il », « On s&apos;en poudre les roubignolles » (formule réservée à qui en a).




 


L&apos;indifférence, le nombrilisme, la carrière, la politique, la peur ont élevé la locution à des altitudes remarquables. 




Alors que l&apos;on pourrait croire qu&apos;on ne nous la fait pas, plus malin que moi tu meurs, qu&apos;abreuvés par un torrent discontinu de nouvelles, de contre nouvelles, de bulletins d&apos;information nous sommes tous les ph nix des hôtes de ces bois, virevoltant sur les fuseaux horaires et les parallèles de la planète comme des hirondelles dans le soir qui tombe, maîtrisant les événements politiques ou économiques comme des demi-dieux, analysant la situation mondiale avec la lucidité d&apos;un administrateur du FMI. (à cet instant, je précise que ce billet a été commencé d&apos;être écrit bien avant les évènements qui défrayent actuellement la chronique) plus je me sens informé, plus cette doucereuse sensation de me faire empapaouter me semble se préciser.




 


On fête (le mot est-il bien choisi) le vingt cinquième anniversaire de Tchernobyl alors que Fukushima est toujours en train de trembler, ses réacteurs s&apos;enfonçant dans la croûte terrestre comme un couteau dans du beurre mou, la centrale fuyant comme une grand-mère incontinente, repoussant presque le drame japonais au rang d&apos;un feu de grange. Le sort de cette partie du Japon ne constitue plus la préoccupation première, les conséquences désastreuses, épouvantables de la radioactivité rejoignent péniblement les effets de la sécheresse dans le marais Poitevin, les chinois « on s&apos;en tape »  « Pardon, ce ne sont pas des chinois qui habitent dans cette partie du Japon mais des japonais » Qu&apos;est-ce que je viens de vous dire   ON S&apos;EN TAPE ! Japonais, Chinois, Coréens, Vietnamiens  Je n&apos;ai jamais pu faire non plus la différence entre un Malien et un Sénégalais ou entre un Tunisien et un Egyptien.. Alors vous pensez bien, les Chinois et les Japonais... Même combat !




 


Du nouveau également au programme avec le retour des vieilles barbes de la saint Jean et des sucettes politiques qui précèdent tous les cinq ans les débats préélectoraux. Nous avions déjà eu le génial « travailler plus pour gagner plus ! »   Non, t&apos;es pas sérieux, tu ne peux pas dire ça  Travailler moins pour gagner plus, ça interpelle, travailler autant pour gagner plus, c&apos;est alléchant, mais franchement travailler plus pour gagner plus  Ils vont croire qu&apos;on les prend pour des poulets de 10 jours  Mais on s&apos;en tape ! Combien tu paries que ça va faire ni une ni deux et qu&apos;ils vont foncer comme un seul homme  CQFD ! Et demain on rase gratis.




 

Côté information, c&apos;est l&apos;embellie, la charge émotive est à son summum le flou atteint paisiblement des paroxysmes et les bases construites la veille à grand renfort de certitude s&apos;effritent  le lendemain avec le plus beau naturel. Si sur le papier la supercherie est moins visible, la télévision elle n&apos;hésite pas une seconde.




 

« Notre envoyé spécial va maintenant revenir sur les évènements et faire le point sur ce qu&apos;on sait déjà. » 




- &quot;Et bien, à cet instant précis, rien n&apos;a filtré et il est impossible de s&apos;avancer sur quoique ce soit... C&apos;est tout ce qu&apos;on pouvait dire ce soir à ce sujet...&quot;




&quot; Non mais attends mon lapin, on ne peut pas en rester là, les gens ont besoin de savoir...&quot;

&quot; Mais ON S&apos;EN TAPE des gens coco c&apos;est ça maintenant la bonne nouvelle, tu leur dis tout et immédiatement après le contraire et miracle de la mémoire sélective, tu peux remettre ça le lendemain et même en inversant le mouvement... Ca marche pareil ! »




&quot;Allez ! Envoyez la pub&quot;








- Et ça, ça va faire un billet sur ton blog ? 




- Ben oui, je  crois.






- Tu penses que les gens vont apprécier l&apos;exercice ?




 


ON S&apos;EN TAPE ! (Merci Leblase.)












</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/on-s-en-tape"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/on-s-en-tape</id>
		<issued>2011-05-26T23:58:11Z</issued>
		<modified>2011-05-28T13:13:27Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify"><span style="color: #333399"><span style="font-size: 11pt"><br />
</span></span></div>
<div style="text-align: center"><span style="color: #333399"><span style="font-size: 11pt"><img style="width: 451px; height: 280px" alt="" width="399" height="270" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/On_s_en_tape_t.gif" /></span></span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="color: #333399"><span style="font-size: 11pt"><br />
<br />
</span></span></div>
<div style="text-align: center">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;<span style="color: #333399"><span style="font-size: 11pt"><br />
</span></span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="color: #333399"><span style="font-size: 11pt">
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt"><br />
On s’</span><span style="color: #333399; font-size: 11.5pt">en tape&#160;!</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">La mort dans l'âme, je dois rendre à César sa panoplie de mauvais garnement - jupette, sandales, bouquet garni dans les cheveux et &#160;fausse cuirasse de torse moulée en cuir de Sibérie - et à un certain Leblase, dont le seul nom, au même titre que celui du célèbre empaleur Voïvode des Carpates, fait frémir soit de plaisir soit d’angoisse, selon que l'on ai des tendances étranges allant d’un bord à l’autre du spectre de la nature humaine, la paternité de cette réflexion. </span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt"><br />
Volontairement, je ne dis pas la "paternité de cette expression", car nous savons tous depuis notre prime enfance, que la formule «&#160;On s’en tape&#160;» remonte à des temps immémoriaux, antédiluviens, voir même bien avant.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt"><br />
Il était courant d'observer, dans les plaines immenses, battues par les froids polaires, des hommes de Cro-Magnon, les aisselles délicatement parfumées à l'essence de mammouth, esquisser de beaux sourires et se faire, avec les bras, de grands signes en forme de moulinets qui finissaient irrémédiablement sur leur arrière train, gestes qui signifiaient, on le sait aujourd'hui grâce à des études précises: "On s'en tape&#160;!" &#160;Ils venaient alors, manquant une gracile et véloce gazelle, de blesser sauvagement&#160;un membre du clan d'un jet de pierre ou de javelot approximatif, car chez le Cro-Magnon, c’est de notoriété publique, tout est jeu, découverte et enchantement.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Ponce Pilate, fut l’un des premiers à signer, non sans une certaine &#160;nuance une très belle interprétation de la formule en question, le peuple ayant pour une fois été l’instigateur de cette conduite héroïque du légat de Rome qui fut lui-même totalement surpris de ladite décision en faveur du ténébreux Barrabas. </span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Plus tard, au Moyen-âge, il n’était pas rare de mettre à contribution la fine fleur de l’artisanat de l’époque en leur faisant graver «&#160;On s’en tape&#160;», en caractères gothiques flamboyants, sur les grosses pierres qu’on balançait à coups de catapultes sur les créneaux où s’agitaient des drapeaux blancs, tenus à bout de bras par des assaillis terrorisés et épuisés par des semaines de famine et désirant plus que tout une reddition, même avilissante, à un carnage annoncé.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Que vous soyez Syrien ou Libien, l’intérêt qu’on vous portera passera de la compassion silencieuse à l’implication relative, du largage de bombe à haute altitude au mouvement réprobateur d’un index agité... </span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Qu’est-ce qui fait qu’on puisse à ce point s’en taper de certains davantage que d'autres&#160;?</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Et le bruit court chez les dictateurs du monde entier, dont l’assemblée générale pourrait avoir lieu cette année à la salle des fêtes Gilbert Becaud de Pont, qu’être reçu en grande pompe à Paris n’augure pour de très bon pour la carrière d’un despote. Être l’invité d’honneur au défilé du 14 juillet ou au camping de Matignon ne protège aucunement des retours de manivelles.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Ceci dit attention, à&#160;trop vouloir tirer sur la corde, on va bientôt finir par se fâcher avec tout le monde... Mais loin de faire acte de contrition, les conseillers éclairés qui ont trouvé approprié de faire venir ces autocrates sanguinaires moyennant l'ombre de l'amorce d'un éventuel marché juteux sur une centrale nucléaire ou autre babiole inoffensive, s'embourbent pour se défendre dans des thèses ébouriffantes dont les conclusions pourraient se résumer à un impertinent&#160;: "On s'en tape... " Comme quoi et cela parait bien légitime quand on y pense, &#160;on peut s’en taper à tous les niveaux.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Si je rebondis aujourd'hui sur la tournure, c’est que je la trouve parfaitement adaptée à la plupart des situations que nous avons le plaisir et le bonheur de vivre aujourd’hui. Et nous sommes tous, enfin je veux dire vous et moi, le plus grand nombre, le commun des mortels, les drogués (ées) de la plateforme, sujet à être ou à devenir quotidiennement &#160;la cible de cette nonchalante dépréciation.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Quelque soit les angles d’attaque, les aspects du problème, nous sommes les premiers dont on se tape, du matin au soir. De vous madame, nouvelle reine du génie culinaire et du régime amincissant pré aoûtien. Vous pensez être les nouvelles Madame Mérigot ou les Pics de la gastronomie mondiale&#160;! Foutaises, on se moque de vous, vos macarons sont secs comme des Choco BN, vos verrines sont fades comme des vieux mégots... De vos talents, on s’en tape, l’essentiel est de vous faire acheter par dizaines les livres qui vous conforteront, à la fin, dans votre incapacité à réaliser la moindre confiture, la plus modeste des papillotes. </span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Et de vous monsieur, roi du bricolage et du même coup champion du pansement réalisé à une seule main&#160;: on vous vend une visseuse sans fil, un mètre ruban et vous voilà propulsé au rang d’un pharaon constructeur, architecte en chef de la cabane à outils... Ouvrez les yeux "on s’en tape." Aussi...&#160;!</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">&#160;&#160;</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Tout ce que vous pensez être construit pour votre plaisir, pour votre bien être, n’existe en fin de compte que pour mieux vous contraindre à choisir entre le superflu stérile et l’inadapté compulsif. Quoiqu’il puisse y avoir d’organisé à votre intention, dans votre intérêt, songez en priorité à qui profite votre crédulité et quelle entité supérieure a décidé de vous prendre pour un naïf contraint .</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Et les déclinaisons sont aussi nombreuses qu’imagées&#160;: «&#160;On s’en&#160;tamponne le coquillard&#160;» n’est pas la moins maritime des versions, encore que pour ma part l'image du coquillard ne soit pas la plus précise du bestiaire connu. On pourra citer en vrac&#160;: «&#160;On s’en bat l’œil&#160;», «&#160;On s’en poudre les roubignolles&#160;» (formule réservée à qui en a).</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">L’indifférence, le nombrilisme, la carrière, la politique, la peur ont élevé la locution à des altitudes remarquables. </span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Alors que l’on pourrait croire qu’on ne nous la fait pas, plus malin que moi tu meurs, qu’abreuvés par un torrent discontinu de nouvelles, de contre nouvelles, de bulletins d’information nous sommes tous les phœnix des hôtes de ces bois, virevoltant sur les fuseaux horaires et les parallèles de la planète comme des hirondelles dans le soir qui tombe, maîtrisant les événements politiques ou économiques comme des demi-dieux, analysant la situation mondiale avec la&#160;lucidité d'un administrateur du FMI. (à cet instant, je précise que ce billet a été commencé d'être écrit bien avant les évènements qui défrayent actuellement la chronique) plus je me sens informé, plus cette doucereuse sensation de me faire empapaouter me semble se préciser.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">On fête (le mot est-il bien choisi) le vingt cinquième anniversaire de Tchernobyl alors que Fukushima est toujours en train de trembler, ses réacteurs s'enfonçant dans la croûte terrestre comme un couteau dans du beurre mou, la centrale fuyant comme une grand-mère incontinente, repoussant&#160;presque le drame japonais au rang d'un feu de grange. Le sort de cette partie du Japon ne constitue plus la préoccupation première, les conséquences désastreuses, épouvantables de la radioactivité rejoignent péniblement les effets de la sécheresse dans le marais Poitevin, les chinois «&#160;on s’en tape&#160;»… «&#160;<i>Pardon, ce ne sont pas des chinois qui habitent dans cette partie du Japon mais des japonais</i>&#160;» Qu’est-ce que je viens de vous dire … ON S’EN TAPE&#160;! Japonais, Chinois, Coréens, Vietnamiens… Je n’ai jamais pu faire non plus la différence entre un Malien et un Sénégalais ou entre un Tunisien et un Egyptien.. Alors vous pensez bien, les Chinois et les Japonais... Même combat&#160;!</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">Du nouveau également au programme avec le retour des vieilles barbes&#160;de la saint Jean et des sucettes politiques qui précèdent tous les cinq ans les débats préélectoraux. Nous avions déjà eu le génial «&#160;travailler plus pour gagner plus&#160;!&#160;» … <i>Non, t’es pas sérieux, tu ne peux pas dire ça… Travailler moins pour gagner plus, ça interpelle, travailler autant pour gagner plus, c’est alléchant, mais franchement travailler plus pour gagner plus… Ils vont croire qu’on les prend pour des poulets de 10 jours</i>… Mais on s’en tape&#160;! Combien tu paries que ça va faire ni une ni deux et qu’ils vont foncer comme un seul homme… CQFD&#160;! Et demain on rase gratis.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">&#160;<br />
Côté information, c’est l’embellie, la charge émotive est à son summum le flou atteint paisiblement des paroxysmes et les bases construites la veille à grand renfort de certitude s’effritent &#160;le lendemain avec le plus&#160;beau naturel. Si sur le papier la supercherie est moins visible, la télévision elle n’hésite pas une seconde.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">&#160;<br />
«&#160;<i>Notre envoyé spécial va maintenant revenir sur les évènements et faire le point sur ce qu’on sait déjà.&#160;»&#160;</i></span></div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 11pt">- "Et bien, à cet instant précis, rien n'a filtré et il est impossible de s'avancer sur quoique ce soit... C'est tout ce qu'on pouvait dire ce soir à ce sujet..."</span></i></div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 11pt">" Non mais attends mon lapin, on ne peut pas en rester là, les gens ont besoin de savoir..."<br />
" Mais ON S'EN TAPE des gens coco c'est ça maintenant la bonne nouvelle, tu leur dis tout et immédiatement après le contraire et miracle de la mémoire sélective, tu peux remettre ça le lendemain et même en inversant le mouvement... Ca marche pareil&#160;!&#160;»</span></i></div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 11pt">"Allez&#160;! Envoyez la pub"</span></i></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt"><br />
<br />
- Et ça, ça va faire un billet sur ton blog&#160;?&#160;</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">- Ben oui, je&#160; crois.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt"><br />
- Tu penses que les gens vont apprécier l'exercice&#160;?</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 11pt">ON S'EN TAPE&#160;! (Merci Leblase.)</span></div>
<br />
</span></span></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>QATAR MARRANT</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">






GONZESSE A POIL CONSERVANT LE TEMPS A BOUT DE BRAS.
















Allo... Allo allo... Il y a quelqu&apos;un au bout du fil ? 








Au bout du bout&apos; comme on dit à bord, en trainant un peu la voix dans les basses, l&apos; il rivé sur le corps mort qui affleure à une encablure et la main crispée sur le col de la bouteille de Muscadet.








Allo donc ! Un relent d&apos;huître ? Une palourde qui reproche ? Qu&apos;est-ce qui m&apos;arrive encore aujourd&apos;hui. Pas content ? Pas heureux ? Une soirée trop arrosée hier ? De la langue plein la bouche ce matin... 

















Une nouvelle fois, pour bien mesurer toute la bouleversante intensité du texte qui va suivre,  je vous recommande très chaleureusement de le lire à haute voix en mettant légèrement la tête dans un pot de chambre ou dans un seau à champagne, après tout l&apos;heure est à la réjouissance.

















Je vous écris ces quelques mots depuis ce pays qui serait incroyablement grotesque s&apos;il n&apos;était  imaginaire, où les gonzesses  à poils tiennent des pendules à bout de bras, où les chiens et les chats peuvent prétendre à une alimentation équilibrée, augmentant ainsi la brillance de leur pelage, l&apos;harmonie de leur transit et leur permettant de mener une vie totalement épanouie dans un cadre approprié, pays mirifique où il est un véritable soulagement pour un ministre de n&apos;être désavoué que par 56 % de la population interrogée, pays où l&apos;on a parfois la faiblesse de faire confiance à un sondage, un pays où on peut entendre dire par une tête pensante que les étrangers en situation irrégulière ont &quot;vocation&quot; à être reconduits à la frontière&quot;, où les mots «commerce», «économie», « marché», «performance» ont enfin remplacé les termes désuets «humanité», «fierté», «honneur», «justice»,  ce beau pays utopique où il est absolument interdit de camper sous le périphérique mais où il est tout à fait possible de planter sa tente et d&apos;installer ses dromadaires dans les jardins du Palais Royal, d&apos;où l&apos;on salue, les cheveux encore dérangés par le souffle tiède du vent qui s&apos;engouffre entre les colonnes de Karnak le «courageux» départ d&apos;un dictateur à bout de souffle, porteur à lui seul de toutes les séquelles de la consanguinité étatique.  « Je veux saluer ici le courage de cette décision de quitter le pouvoir » .  De son plein gré alors. J&apos;ai dû louper une phrase lors d&apos;un éternuement, on va m&apos;expliquer la finesse de l&apos;analyse, patience, ça va venir, les nuées obscures vont s&apos;ouvrir,  et comme pour Bernadette Soubirou je vais avoir une révélation mes paupières vont se décoller.








Le contraire du courage de quitter le pouvoir pour un dictateur, c&apos;est quoi ? S&apos;incruster, tirer dans le tas, appeler au secours ? Et s&apos;il avait crié au secours, quelqu&apos;un serait-il venu l&apos;aider ? Flute, on ne saura jamais. Pourquoi n&apos;a t&apos;il pas crié au secours au fait ? Il n&apos;a pas dû y penser.








Mais la terre tourne beaucoup trop vite en ce moment et sa vitesse de rotation donne l&apos;impression que les continents se rapprochent les uns des autres. A peine peut-on se réjouir qu&apos;enfin les pyramides retrouvent un peu de leur éclat que d&apos;autres grimaces se révèlent aussitôt sous des cieux tout proches et la fameuse phrase « Je veux saluer ici le courage de cette décision de quitter le pouvoir » s&apos;explique enfin, nous avons un Premier Ministre visionnaire, il saluait le courage de l&apos;un car il savait qu&apos;un autre, quelque part tout proche, aurait lui la lâcheté de ne pas partir.

















«Vocation à être reconduit à la frontière !» Quelle perspective, quelle joie pour les parents restés au pays, confits dans la béatitude et le sacrifice d&apos;apprendre comme ça, brusquement, que le petit, la petite, la chair de la chair, le sang du sang, la fierté de toute la famille, de tout le clan, de tout le village à enfin une vocation. Il (ou elle) aurait pu choisir l&apos;escrime, le piano, la course de fond, le ski alpin, la danse classique ... Non ! Il (ou elle) a simplement préféré « la reconduite à la frontière », quelle modernité, quelle vision, quel courage, quelle sublime expression, quelle délicatesse, il faut penser à tout quand on a des responsabilités.

















Ah bon sang,  quelle satisfaction si un tel pays pouvait encore exister ? 

















Si j&apos;avais un pays à moi, j&apos;essayerai certainement de me rendre utile et d&apos;y faire des choses constructives. Il y aurait des camps d&apos;entrainement pour les dictateurs susceptibles d&apos;être virés, pour leurs épouses épanouies et pour la marmaille déguisée en Ralph Laurin ou en Burborry . On pourrait apprendre à ces futurs anciens princes à faire la queue à la caisse d&apos;une grande surface en s&apos;appuyant nonchalamment  les avant bras sur un caddie et à leur dragonne poudrée  à comprendre les étiquettes des emballages de sous-vide, à lire les prix, à déchiffrer une DLC, à faire le plein à la bonne pompe, à compter les jours avant de partir en vacances, à battre les tapis, à coller des timbres, à fermer la porte du garage, à vider la poubelle en faisant le tri des déchets, aux pauvres gosses à ne pas corner les pages des livres, à ranger les jouets, à faire leur lit, à finir les yaourts, à ne pas tirer sur la queue du bébé tigre... La survie quoi.

















Ne pourrait on, pour une fois, faire preuve d&apos;un peu de compréhension, faute d&apos;être clairvoyant, d&apos;un peu de civisme planétaire en aidant ces pauvres gens gorgés de pouvoir, de suffisance, d&apos;abjection.

















Mais c&apos;est comme ça, on n&apos;y peux rien. Chez nous aussi il y en a des comme ça et il serait de salut plublic d&apos;extraire tous les 4 ou 5 ans ceux qui nous gouvernent de leurs mauvaises habitudes, de leur virtualité, de leur inconscience.

















Donc, &quot;Rions un peu...&quot; 

















Comme il était inscrit jadis sous la petite barre de trois dessins humoristiques de nos anciens magazines féminins, ou des revues évocatrices que l&apos;on pouvait feuilleter dans le salon de coiffure qui sentait les cheveux mouillés et le Pétrol Hann.










Des instances sportives que l&apos;on serait vraiment mesquins de soupçonner de quelconque malveillance ont décidé en leur âme et conscience, sans l&apos;ombre d&apos;une pulsion malsaine, sans autre appétit particulier que la soif inextinguible de s&apos;effacer devant la beauté et l&apos;intérêt du sport, sans aucune influence, d&apos;attribuer la coupe du monde de football 2022 au ... Roulement de tambourin ... au Qatar ! Cris de joie dans la salle, le monde entier se réjouit.










Personnellement je m&apos;en fous comme de mon premier biberon alors que ma première tétée me laisse un souvenir impérissable.

















Et non content de désigner ce petit émirat pour accueillir légitimement ce point d&apos;orgue de l&apos;activité sportive mondiale, on lui confiera également l&apos;organisation de la coupe du monde de handball de 2015.

















On construira les stades nécessaires, on les climatisera si toutefois d&apos;ici là la glaciation annoncée a un peu de retard mais tout a déjà été dit sur le sujet, les chevaliers blancs du climat, Arthus Bertrand en tête on rendu leur rapport positif pour le petit émirat. Résonnez hautbois.

















Mais alors, comment permettre aux spectateurs de voir les matches ?








Ben vous êtes cons ou quoi ??? Le Qatar possède une compagnie d&apos;aviation et tout le pétrole nécessaire pour les faire voler. Oui mais le prix des billets ??? Mais allez-vous arrêter d&apos;être négatif à la fin... C&apos;est offert ! On fera un pont aérien ininterrompu depuis toutes les capitales du monde et même depuis toutes les villes moyennes de la planète pour acheminer les milliers de fans.










C&apos;est le Qatar qui offre.. Enfin c&apos;est le cheik... Grand sportif devant l&apos;éternel quel qu&apos;il soit, belle allure, élancé, surtout en short, le cheik a décidé, c&apos;est lui qui régale. Un peu comme César ou Titus ou Tibère pour les jeus de Rome mais sans les herbes aromatiques dans les cheveux.

















Je vous l&apos;ai dit, l&apos;évènement ne me fait ni chaud ni froid mais pour ceux d&apos;entre vous qui souhaitent faire partie des heureux participants à cette débauche de muscles saillants, de shorts moulants, de corps dégoulinants de sueur, de buts et de viva et qui se rendront sur place pour admirer la nouvelle technologie rafraîchissante, je me suis procuré, auprès de l&apos;Office du Tourisme Qatari l&apos;ensemble des réjouissances et des festivités qui entoureront, tout au long de l&apos;année 2022, cette manifestation planétaire.


























13 janvier, à Al Wakrah concours de Boulouten et de belote. A gagner de nombreux lots dont un panier garni.










16 Mars, toujours à Al Wakrah, commémoration du 75è anniversaire de l&apos;invention du billig à gaz par Léon Stanguennec. Grand feu d&apos;artifice tiré à l&apos;horizontal pur la première fois au monde.










6 avril, Arrivée des cloches de Rome dans la matinée et distribution des oeufs, ils seront cachés sur les pelouses réfrigérées de l&apos;Emirat.










17 avril,à Dukhan, championnat inter régional du lancer de béret en présence des plus grands anciens champions de la discipline toujours vivants.










28 avril, mais cette fois à Doha, concours de cris de cochon suivi dans la foulée du festival asiatique des épépineurs de groseilles à la plume d&apos;oie.

















7 mai, à Al Khuwayr, course de baignoires sur dunes.



15 mai, finale des championnats du Nivernais des cracheurs de noyaux de pruneaux. 



6 juin 





départ du Qatar-Paris-Qatar, du tour de France, du Qatar-Nice et du Qatar-Roubais.












14 Juillet, fête des brodeuses, et Fest Noz animé par le groupe Ar Ré Goz, on dansera jusqu&apos;au matin en se bourrant de crêpes.












15 août, concours de trayeuse automatique avec démonstration de traite en apesanteur organisée par l&apos;amicale agricole de la NASA. On pourra déguster des produits issus de l&apos;agriculture biologique.












31 août fête des fleurs avec défilé de chars, de majorettes, concours de fanfares et bataille de confettis.












3 septembre, élection de Miss Pâtée de Foie et de ses dauphines sous le haut patronage du Cheik Hamad Bin Khalifa en chair et en os.












Du 9 au 12 septembre, baptême de l&apos;air en hélicoptère offert par la chasse Qatari après tirage au sort.  YannAB fera des photos de groupe, remettra les pins souvenir et offrira gracieusement la taxe carbonne. 

















Et enfin, 24 décembre, clou des festivités, ne manquez pas le départ du charriot du père Noël tiré par 15 dromadaires en direct de Doha, la capitale, qui sera pour l&apos;occasion complètement recouverte d&apos;une mince pellicule de neige.

















En définitive, et pour clore cette séance d&apos;énervement,  et maintenant qu&apos;on y voit un peu plus clair (façon de parler) au niveau des petits dictateurs du monde Arabe, il faudrait sérieusement se poser la question de savoir si les vrais despotes de nos systèmes totalement démocratiques ne sont pas aujourd&apos;hui les instances sportives  et les comités olympiques qui font la pluie et le beau temps et s&apos;enrichissent outrageusement en nous faisant oublier les turpitudes de la vie.



Vive la République, Vive le Qatar, Vive la Révolution.



















 






</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/qatar-marrant"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/qatar-marrant</id>
		<issued>2011-03-03T19:35:10Z</issued>
		<modified>2011-03-03T20:38:00Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<br />
<br type="_moz" />
<div style="text-align: center"><font class="Apple-style-span" color="#555555" size="3"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 12px"><img style="width: 511px; height: 319px" height="268" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Femme_et_pendule_t.gif" /><br />
<br />
<span style="color: rgb(51,51,153)">GONZESSE A POIL CONSERVANT LE TEMPS A BOUT DE BRAS.</span><br />
</span></font></div>
<div><span style="color: rgb(51,51,153)"><font class="Apple-style-span" size="3"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 12px"><br />
</span></font></span><font class="Apple-style-span" color="#555555" size="3"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 12px">
<div style="margin: 0px; font: 12px Arial; color: #555555; text-align: justify"><font class="Apple-style-span" color="#333399" size="4"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 14px">
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Allo... Allo allo... Il y a quelqu'un au bout du fil&#160;?&#160;</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Au bout du bout' comme on dit à bord, en trainant un peu la voix dans les basses, l’œil rivé sur le corps mort qui affleure à une encablure et la main crispée sur le col de la bouteille de Muscadet.</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Allo donc&#160;! Un relent d'huître&#160;? Une palourde qui reproche&#160;? Qu’est-ce qui m’arrive encore aujourd’hui. Pas content&#160;? Pas heureux&#160;? Une soirée trop arrosée hier&#160;? De la langue plein la bouche ce matin...&#160;</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Une nouvelle fois, pour bien mesurer toute la bouleversante intensité du texte qui va suivre, &#160;je vous recommande très chaleureusement de le lire à haute voix en mettant légèrement la tête dans un pot de chambre ou dans un seau à champagne, après tout l’heure est à la réjouissance.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Je vous écris ces quelques mots depuis ce pays qui serait incroyablement grotesque s’il n’était &#160;imaginaire, où les gonzesses &#160;à poils tiennent des pendules à bout de bras, où les chiens et les chats peuvent prétendre à une alimentation équilibrée, augmentant ainsi la brillance de leur pelage, l'harmonie de leur transit&#160;et leur permettant de mener une vie totalement épanouie dans un cadre approprié, pays mirifique où il est un véritable soulagement pour un ministre de n’être désavoué que par 56 % de la population interrogée, pays où l’on a parfois la faiblesse de faire confiance à un sondage, un pays où on peut entendre dire par une tête pensante que les étrangers en situation irrégulière ont "vocation" à être reconduits à la frontière", où les mots «commerce», «économie», «&#160;marché», «performance» ont enfin remplacé les termes désuets «humanité», «fierté», «honneur», «justice», &#160;ce beau pays utopique où il est absolument interdit de camper sous le périphérique mais où il est tout à fait possible de planter sa tente et d'installer ses dromadaires&#160;dans les jardins du Palais Royal, d'où l'on salue, les cheveux encore dérangés par le souffle tiède du vent qui s'engouffre entre les colonnes de Karnak le «courageux» départ d'un dictateur à bout de souffle, porteur à lui seul de toutes les séquelles de la consanguinité étatique.&#160; «&#160;<i>Je veux saluer ici le courage de cette décision de quitter le pouvoir&#160;</i>» .&#160; De son plein gré alors. J’ai dû louper une phrase lors d’un éternuement, on va m’expliquer la finesse de l’analyse, patience, ça va venir, les nuées obscures vont s’ouvrir,&#160; et comme pour Bernadette Soubirou je vais avoir une révélation mes paupières vont se décoller.</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Le contraire du courage de quitter le pouvoir pour un dictateur, c’est quoi&#160;? S’incruster, tirer dans le tas, appeler au secours&#160;? Et s’il avait crié au secours, quelqu’un serait-il venu l’aider&#160;? Flute, on ne saura jamais. Pourquoi n’a t’il pas crié au secours au fait&#160;? Il n’a pas dû y penser.</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Mais la terre tourne beaucoup trop vite en ce moment et sa&#160;vitesse de rotation donne&#160;l'impression que les continents se rapprochent les uns des autres.&#160;A peine peut-on se réjouir qu’enfin les pyramides retrouvent un peu de leur éclat que d’autres grimaces se révèlent aussitôt sous des cieux tout proches et la fameuse phrase «&#160;<i>Je veux saluer ici le courage de cette décision de quitter le pouvoir&#160;</i>» s’explique enfin, nous avons un Premier Ministre visionnaire, il saluait le courage de l’un car il savait qu’un autre, quelque part tout proche, aurait lui&#160;la lâcheté de ne pas partir.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">«Vocation à être reconduit à la frontière&#160;!» Quelle perspective, quelle joie pour les parents restés au pays, confits dans la béatitude et le sacrifice d’apprendre comme ça, brusquement, que le petit, la petite, la chair de la chair, le sang du sang, la fierté de toute la famille, de tout le clan,&#160;de tout le village à enfin une vocation. Il (ou elle) aurait pu choisir l’escrime, le piano, la course de fond, le ski alpin, la danse classique ... Non&#160;! Il (ou elle) a simplement préféré «&#160;la reconduite à la frontière&#160;», quelle modernité, quelle vision, quel courage, quelle sublime expression, quelle délicatesse, il faut penser à tout quand on a des responsabilités.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Ah bon sang, &#160;quelle satisfaction si un tel pays pouvait encore exister&#160;?&#160;</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Si j’avais un pays à moi, j’essayerai certainement de me rendre utile et d'y faire des choses constructives. Il y aurait des camps d'entrainement pour les dictateurs susceptibles d’être virés, pour leurs épouses épanouies et pour la marmaille déguisée en Ralph Laurin ou en Burborry . On pourrait apprendre à ces futurs anciens princes à faire la queue à la caisse d'une grande surface en s'appuyant nonchalamment &#160;les avant bras sur un caddie et à leur dragonne poudrée &#160;à&#160;comprendre les étiquettes des emballages de sous-vide, à lire les prix, à déchiffrer une DLC, à faire le plein à la bonne pompe, à compter les jours avant de partir en vacances, à battre les tapis, à coller des timbres, à fermer la porte du garage, à vider la poubelle en faisant le tri des déchets, aux pauvres gosses à ne pas corner les pages des livres, à ranger les jouets, à faire leur lit, à finir les yaourts, à ne pas tirer sur la queue du bébé tigre... La survie quoi.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Ne pourrait on, pour une fois, faire preuve d'un peu de compréhension, faute d'être clairvoyant, d’un peu de civisme planétaire en aidant ces pauvres gens gorgés de pouvoir, de suffisance, d'abjection.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Mais c’est comme ça, on n’y peux rien. Chez nous aussi il y en a des comme ça et il serait de salut plublic d'extraire tous les 4 ou 5 ans ceux qui nous gouvernent de leurs mauvaises habitudes, de leur virtualité, de leur inconscience.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Donc, "Rions un peu..."&#160;</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Comme il était inscrit jadis&#160;sous la petite barre de trois dessins humoristiques&#160;de nos anciens&#160;magazines féminins, ou des revues évocatrices que l'on pouvait feuilleter dans le salon de coiffure qui sentait les cheveux mouillés et le Pétrol Hann.<br />
</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Des instances sportives que l’on serait vraiment mesquins de soupçonner de quelconque malveillance ont décidé en leur âme et conscience, sans l’ombre d’une pulsion malsaine, sans autre appétit particulier que la soif inextinguible de s’effacer devant la beauté et l’intérêt du sport, sans aucune influence, d’attribuer la coupe du monde de football 2022 au ... Roulement de tambourin ... au Qatar&#160;! Cris de joie dans la salle, le monde entier se réjouit.<br />
</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Personnellement je m’en fous comme de mon premier biberon alors que ma première tétée me laisse un souvenir impérissable.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Et non content de désigner ce petit émirat pour accueillir légitimement ce point d'orgue de l'activité sportive mondiale, on lui confiera également l'organisation de la coupe du monde de handball de 2015.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">On construira les stades nécessaires, on les climatisera si toutefois d’ici là la glaciation annoncée a un peu de retard mais tout a déjà été dit sur le sujet, les chevaliers blancs du climat, Arthus Bertrand en tête on rendu leur rapport positif pour le petit émirat. Résonnez hautbois.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Mais alors, comment permettre aux spectateurs de voir les matches&#160;?</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Ben vous êtes cons ou quoi&#160;??? Le Qatar possède une compagnie d'aviation et tout le pétrole nécessaire pour les faire voler. Oui mais le prix des billets&#160;??? Mais allez-vous arrêter d'être négatif à la fin... C'est offert&#160;! On fera un pont aérien ininterrompu depuis toutes les capitales du monde et même depuis toutes les villes moyennes de la planète pour acheminer les milliers de fans.<br />
</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">C'est le Qatar qui offre.. Enfin c'est le cheik... Grand sportif devant l'éternel quel qu'il soit, belle allure, élancé, surtout en short, le cheik a décidé, c’est lui qui régale. Un peu comme César ou Titus ou Tibère pour les jeus de Rome mais sans les herbes aromatiques dans les cheveux.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Je vous l’ai dit, l’évènement ne me fait ni chaud ni froid mais pour ceux d’entre vous qui souhaitent faire partie des heureux participants à cette débauche de muscles saillants, de shorts moulants, de corps&#160;dégoulinants de sueur,&#160;de buts et de viva et qui se rendront sur place pour admirer la nouvelle technologie rafraîchissante, je me suis procuré, auprès de l’Office du Tourisme Qatari l’ensemble des réjouissances et des festivités qui entoureront, tout au long de l’année 2022, cette manifestation planétaire.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">13 janvier, à Al Wakrah concours de Boulouten et de belote. A gagner de nombreux lots dont un panier garni.<br />
</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">16 Mars, toujours à Al Wakrah, commémoration du 75è anniversaire de l’invention du billig à gaz par Léon Stanguennec. Grand feu d’artifice tiré à l'horizontal pur la première fois au monde.</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px"><br />
6 avril, Arrivée des cloches de Rome dans la matinée et distribution des oeufs, ils seront cachés sur&#160;les pelouses réfrigérées de l'Emirat.</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px"><br />
17 avril,à Dukhan, championnat inter régional du lancer de béret en présence des plus grands anciens champions de la discipline toujours vivants.</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px"><br />
28 avril, mais cette fois à Doha, concours de cris de cochon suivi dans la foulée du festival asiatique des épépineurs de groseilles à la plume d’oie.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">7 mai, à Al Khuwayr, course de baignoires sur dunes.<br />
<br />
15 mai, finale des championnats du Nivernais des cracheurs de noyaux de pruneaux.&#160;<br />
<br />
6 juin </span></span></span><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">départ du Qatar-Paris-Qatar, du tour de France, du Qatar-Nice et du Qatar-Roubais.<br />
<br />
</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">14 Juillet, fête des brodeuses, et Fest Noz animé par le groupe Ar Ré Goz, on dansera jusqu’au matin en se bourrant de crêpes.<br />
<br />
</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">15 août, concours de trayeuse automatique avec démonstration de traite en apesanteur organisée par l’amicale agricole de la NASA. On pourra déguster des produits issus de l'agriculture biologique.<br />
<br />
</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">31 août fête des fleurs avec défilé de chars, de majorettes, concours de&#160;fanfares&#160;et bataille de confettis.<br />
<br />
</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">3 septembre, élection de Miss Pâtée de Foie et de ses dauphines sous le haut patronage du Cheik Hamad Bin Khalifa en chair et en os.<br />
<br />
</span></span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Du 9 au 12 septembre, baptême de l’air en hélicoptère offert par la chasse Qatari après tirage au sort.&#160; YannAB fera des photos de groupe, remettra les&#160;pins souvenir et offrira gracieusement la taxe carbonne. </span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><span style="letter-spacing: 0px">Et enfin, 24 décembre, clou des festivités, ne manquez pas le départ du charriot du père Noël tiré par 15 dromadaires en direct de Doha, la capitale, qui sera pour l’occasion complètement recouverte d’une mince pellicule de neige.</span></span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span style="font-size: medium"><br />
</span></span></div>
<div style="min-height: 12px; margin: 0px; font: 11px Arial; color: #408bf9; text-align: justify"><span style="color: rgb(51,51,153)"><span class="Apple-style-span" style="font-size: medium">En définitive, et pour clore cette séance d'énervement,&#160; et maintenant qu’on y voit un peu plus clair (façon de parler) au niveau des petits dictateurs du monde Arabe, il faudrait sérieusement se poser la question de savoir si les vrais despotes de nos systèmes totalement démocratiques ne sont pas aujourd'hui&#160;les instances sportives&#160; et les comités olympiques qui font la pluie et le beau temps et s'enrichissent outrageusement en nous faisant oublier les turpitudes de la vie.<br />
<br />
Vive la République, Vive le Qatar, Vive la Révolution.<br />
</span></span></div>
</span></font></div>
</span></font></div>
<div><font class="Apple-style-span" color="#555555" size="3">
<div style="min-height: 14px; margin: 0px; font: 12px Arial; color: rgb(85,85,85)"><span style="color: rgb(51,51,153)">&#160;</span></div>
</font></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Le sein drôle  de Stockholm (829 489 hab.)</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">











Cela fera plus d&apos;une année révolue que mon dernier billet a été posté sur ce que bon nombre de bigoudens appelle encore sous cape et en se vrillant l&apos;index à la hauteur de la tempe : le blog du fada. 




Non, fada n&apos;est pas la propriété exclusive des pecnauds du midi. 




(C&apos;est décidé cette année je me fâche avec la terre entière.)




Je venais donc de valider le fameux «Cop &amp;amp; Hag», monument de la littérature minimaliste et heureux de vivre et d&apos;aimer l&apos;eau fraîche je devais entreprendre un voyage photographique dans une île lointaine et paradisiaque. Cela ne devait durer que quelques jours, il se passa une année entière et seule Ancolie, observatrice passionnée de l&apos;infiniment esthétique s&apos;inquiétât alors de mon absence... Mais sans plus.




Voici donc le récit de ces aventures fantastiques et parfois insoutenables qui m&apos;empêchèrent cruellement d&apos;alimenter ce blog étonnant qui vous a si souvent accompagné, chers (chères) lecteurs (trices) et commentateurs (trices) dans votre solitude, votre isolement, vos introspections et même parfois dans la maladie.




Au retour de ces horizons lointains, ou le palmier semble avoir été planté au coin à gauche de chaque carte postale pour souligner l&apos;indicible mièvrerie de ces paysages parfaits, je retrouvais avec plaisir les ruelles moites aux pavés spongieux de ma belle ville de Pont, plongée comme à l&apos;accoutumée dans une brume pénétrante et expectorante ; rue Péronelle de Rochefort, rue Bertille de Sanceprune, rue Anselmine de Karkeloc&apos;h, rue Domitille de Rumengol et enfin rue Guillemette de Kerduner. Il faut dire que la municipalité a mis le paquet pour rendre hommage aux diverses pucelles moyenâgeuses qui ont fait, jadis, les beaux jours des bars à soldats du centre ville. 




Ma flânerie nostalgique me conduisait sans but précis au fil de ces venelles étroites lorsque soudain, deux quidams sortant de nul part me mirent une vague carte routière sous le nez et m&apos;interrogèrent confusément sans que j&apos;ai pu prendre soin de vérifier la conformité de leur faciès avec les récentes règles de prudence diffusées par le ministère de la Vérification des physionomies. 




Dénué de toute méfiance, je m&apos;abîmais les yeux sur le plan de la ville lorsque je fus soudainement recouvert jusqu&apos;au torse d&apos;un sac rudimentaire en velours côtelé et brutalement entraîné vers l&apos;avant pour être enfourgonné dans ce que je crus être une manière de véhicule utilitaire et enfin on m&apos;appliqua sur le visage et à travers la toile ce qu&apos;il fallait pour m&apos;endormir. Cela s&apos;était passé en quelques secondes seulement et visiblement nul passant frileux ne s&apos;émut de mon sort.




Nous roulâmes dans un confort déplorable pendant une éternité, mes côtes s&apos;en souviennent encore et parfois, dans une demi conscience, j&apos;entendais les voix de mes ravisseurs, ils s&apos;exprimaient dans un étrange patois oscillant entre le kurde des montagnes du nord le poitevin-saintongeais et le berrichon ancien.




Le véhicule s&apos;immobilisa enfin. 




On m&apos;entendit m&apos;agiter dans la camionnette, on m&apos;en extirpa sans ménagement et le sac qui m&apos;aveuglait fut retiré.




Nous devions être en plein après-midi, les ombres de quelques arbustes squelettiques et complètement penchés en témoignaient.




Le campement rudimentaire était en bord de mer, adossé à quelques canivelles protégeant une dune plantée d&apos;oyats. Le ressac que l&apos;on percevait  lointain, de l&apos;autre côté de la masse de sable indiquait la marée basse. A l&apos;horizon quelques pointes de clochers se détachaient à peine sur le gris métallique du ciel, des calvaires lugubres plantés de-ci de-là sur une lande éparse racontaient leurs histoires de passion et de crucifixion, des pierres taillées comme des dolmens ou rassemblées telles des cairns se dressaient dans ce paysage indéfinissable et l&apos;air était saturé d&apos;une odeur de goémon, de galettes et de beurre salé... 




Non, repérer l&apos;endroit où on m&apos;avait conduit était tout à fait impossible.




 


A partir d&apos;ici, Ô lecteurs incrédules, il vous sera possible de rendre ce récit plus vivant et plus coloré en lisant les parties mises en italique avec un léger accent, celui qui vous conviendra et qui représentera avec le plus de réalisme les craintes profondes, ancestrales, enfouies que vous inspire votre prochain.




Quatre individus me faisaient face, dont une femme à ce qu&apos;il semblait. Tous étaient accoutrés de pantalons de survêtement ridicules, enfoncés dans une paire de bottes en caoutchouc, de pull à losanges d&apos;un autre temps d&apos;une vareuse de type militaire et leur visage se dissimulait sous une forme de cagoule de grosse laine à visière.




 


L&apos;un d&apos;entre eux s&apos;approcha :




« Je suis le chef. Bonjour d&apos;abord et permettez-moi ensuite de vous présenter tous nos v ux. On a jusqu&apos;à fin janvier n&apos;est-ce pas... Alors bonne année et surtout bonne santé. »




 


Je restai indécis.




 


« Nous sommes les redoutables révolutionnaires Pitchounes et vous êtes notre otage. »




 


D&apos;indécis je passais à perplexe.




 


L&apos;homme de gauche qui, sous son passe-montagne s&apos;était barbouillé le visage avec de la pâte de camouflage, ressemblait à une vache trop maquillée ajouta :




 


« Révolutionnaires Pitchounes ! Branche historique radicale et incompatible... »





 « Ta gueule quand je parle Zemour, »  dit le chef, « saute sur ta mobylette et fonce faire le pê au bout du chemin. »




 


Il s&apos;appelle réellement Zemmour demandais-je avec circonspection ?




 


« Pas Zemmour, Zemour..! Il est plus bête que méchant dès qu&apos;il y a une connerie à dire, c&apos;est pour lui, un genre de marque de fabrique. Ne vous formalisez pas. Enfin j&apos;imagine qu&apos;il doit avoir des circonstances atténuantes. Père ingénieur, mère au foyer... Une bonne situation, des revenus réguliers... On ne s&apos;étend pas d&apos;accord ? Ça peut frapper dans tous les milieux. »




 


J&apos;acquiesçais  sans réserve.




L&apos;autre homme n&apos;avait pas prononcé un mot, il se contentait d&apos;opiner bêtement quand à la femme, son rôle était purement figuratif (au cas où plus tard, un réalisateur veuille mettre en scène mes aventures, une présence féminine est immédiatement plus alléchante.)




Donc je suis otage ?




 


« Absolument cher Monsieur. »




 


Mais que voulez-vous faire de moi ?




 


« Et bien obtenir une rançon pardi et faire avancer la cause  »




 


Une rançon dites-vous ? Mais qui voulez-vous qui vous règle une rançon ? 




Je n&apos;ai pas un sous d&apos;avance, ma famille ne bougera pas le petit doigt, mes amis me fuient et je n&apos;ai même pas réglé mon abonnement à Viabloga Et la cause.. Mais qu&apos;elle cause ? Vous n&apos;avez donc aucun scrupule ?




 


« Pas le moindre, les  ufs sont faits pour faire des poussins ou des omelettes, les enlèvements sont là pour faire des otages et les otages pour toucher des rançons  C&apos;est la vie qui veut ça mon cher monsieur. »




 


Et vous n&apos;avez pas honte ? Vous n&apos;éprouvez aucun remords.




 


« Si, terriblement, autant que votre organisme de surendettement qui vous étrangle  Autant que votre banquier qui vous asphyxie, que l&apos;administration qui vous envoie l&apos;huissier pour vous saisir qui vous pousse dans l&apos;extrême dépression et vous contraint à abattre désespérément mère femme et fille avant de vous coller une balle dans la tête  Tout ça c&apos;est effroyablement perturbant et tel que vous me voyez, je suis engourdi, que dis-je, totalement paralysé par le remords. Quand aux scrupules, je pense ressentir les mêmes que les gouvernements qui protègent scandaleusement les plus riches aux dépends des peuples qui souffrent. 




En deux mots, je m&apos;en fous ! J&apos;assume, nous assumons ! Ce qui revient à dire on vous emmerde chers concitoyens. »








Mais cela ne constitue pas une cause et ne vous autorise pas à procéder à des enlèvements dangereux.




 


« Vous ne vous sentez pas en sécurité peut-être ? Vous a t&apos;on torturé ? Nous avez vous choisis pour ces nuisances ? »








Et bien non, justement, non à toutes vos interrogations et non en particulier à la troisième, je ne vous ai pas choisis.




 


« Nous sommes d&apos;accord. Qu&apos;y a t&apos;il de plus indignant, qu&apos;un inconnu fasse un peu pression en vous retenant contre votre gré afin d&apos;obtenir un modeste capital en contrepartie de votre libération ou qu&apos;un aréopage d&apos;élus vérolés vous empapaoute jusqu&apos;à la garde pour vous extorquer toutes vos économies ? »








L&apos;homme silencieux levait le menton en me regardant à chaque théorie de son chef comme pour mieux m&apos;inciter à corroborer ses affirmations.




 


« On aurait bien essayé de kidnapper tout un peuple, une bonne fois pour toute, afin de réduire les risques et d&apos;augmenter les gains mais franchement, les peuples n&apos;intéressent plus personne, regardez les Haïtiens ! Rappelle t&apos;on tous les soirs à la télévision à l&apos;heure où l&apos;on tranche le saucisson sec pour accompagner l&apos;apéro que des centaines de milliers de personnes vont dîner d&apos;une galette de terre battue mélangée à de la poussière et trinquer avec un bon verre d&apos;eau croupie ? Et aujourd&apos;hui ces Tunisiens, un chevalier en armure s&apos;est-il récemment proposé pour les sortir de leur carcan et leur ôter leur bâillon ? Certes on ne doit pas oublier ceux qui sont retenus loin de leurs proches et contre leur volonté, mais cela doit-il masquer l&apos;ignoble incapacité de nos civilisations bien pensantes à régler les vrais problèmes de l&apos;humanité. Je vous assure, nous avons bien pesé les risques et les prévisions de bénéfices, prendre un inconnu en otage, si la démarche est bien orchestrée et habillement médiatisée reste nettement plus profitable que menacer d&apos;asservir tout un peuple sous le joug d&apos;une dictature sanguinaire ou de rayer de la carte toute une population sous prétexte de ne pas froisser la sacro-sainte souveraineté des nations y compris les plus pourries, les plus malsaines. »





Le soir avançait paisiblement. Le deuxième homme et la jeune femme firent un feu et s&apos;afférèrent à la préparation d&apos;un repas sommaire, on n&apos;entendait plus de la mer qu&apos;un vague clapotis et au bout du chemin un chien aboyait frénétiquement après Zemour qui faisait pétarader sa mobylette comme un sale gamin.




 


Les matins succédèrent aux soirées, les heures chaudes aux journées de pluie, les mauvais repas aux mauvais repas, le chef traitait de tous les sujets avec la même conviction, Zemour ne retirait sa cagoule de laine que pour s&apos;éponger le visage ou flatter la tête du chien qu&apos;il avait adopté, le muet le resta et je failli tomber sous le charme de la jeune femme. Ils me relâchèrent probablement lassés de ce pensionnaire encombrant sans avoir touché le moindre argent.








Il se passa une année entière, les factures s&apos;amoncelèrent dans ma boite aux lettres et il me fallu être bien persuasif pour me faire pardonner cette absence.






Je commence aujourd&apos;hui à ressentir le manque de cette petite bande et la philosophie panglossienne de leur chef.







 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/le-sein-drole-de-stockholm-829-489-hab"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/le-sein-drole-de-stockholm-829-489-hab</id>
		<issued>2011-01-25T20:53:16Z</issued>
		<modified>2011-01-25T21:28:27Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: left"><br />
<br />
<br />
<br />
<img alt="" width="400" height="267" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Mauritius_t.gif" /><br />
<div style="text-align: justify; line-height: normal"><br />
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Cela fera plus d’une année révolue que mon dernier billet a été posté sur ce que bon nombre de bigoudens appelle encore sous cape et en se vrillant l’index à la hauteur de la tempe&#160;: le blog du fada.&#160;</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Non, fada n’est pas la propriété exclusive des pecnauds du midi.&#160;</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">(C’est décidé cette année je me fâche avec la terre entière.)</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Je venais donc de valider le fameux «Cop &amp; Hag», monument de la littérature minimaliste et heureux de vivre et d’aimer l’eau fraîche je devais entreprendre un voyage photographique dans une île lointaine et paradisiaque. Cela ne devait durer que quelques jours, il se passa une année entière et seule Ancolie, observatrice passionnée de l’infiniment esthétique s’inquiétât alors de mon absence... Mais sans plus.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Voici donc le récit de ces aventures fantastiques et parfois insoutenables qui m’empêchèrent cruellement d’alimenter ce blog étonnant qui vous a si souvent accompagné, chers (chères) lecteurs (trices) et commentateurs (trices) dans votre solitude, votre isolement, vos introspections et même parfois dans la maladie.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Au retour de ces horizons lointains, ou le palmier semble avoir été planté au coin à gauche de chaque carte postale pour souligner l'indicible mièvrerie de ces paysages parfaits, je retrouvais avec plaisir les ruelles moites aux pavés spongieux de ma belle ville de Pont, plongée comme à l’accoutumée dans une brume pénétrante et expectorante&#160;; rue Péronelle de Rochefort, rue Bertille de Sanceprune, rue Anselmine de Karkeloc’h, rue Domitille de Rumengol et enfin rue Guillemette de Kerduner. Il faut dire que la municipalité a mis le paquet pour rendre hommage aux diverses pucelles moyenâgeuses qui ont fait, jadis, les beaux jours des bars à soldats du centre ville.&#160;</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Ma flânerie nostalgique me conduisait sans but précis au fil de ces venelles étroites lorsque soudain, deux quidams sortant de nul part me mirent une vague carte routière sous le nez et m’interrogèrent confusément sans que j’ai pu prendre soin de vérifier la conformité de leur faciès avec les récentes règles de prudence diffusées par le ministère de la Vérification des physionomies.&#160;</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Dénué de toute méfiance, je m’abîmais les yeux sur le plan de la ville lorsque je fus soudainement recouvert jusqu’au torse d’un sac rudimentaire en velours côtelé et brutalement entraîné vers l’avant pour être <i>enfourgonné</i> dans ce que je crus être une manière de véhicule utilitaire et enfin on m'appliqua sur le visage et à travers la toile ce qu'il fallait pour m'endormir. Cela s’était passé en quelques secondes seulement et visiblement nul passant frileux ne s’émut de mon sort.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Nous roulâmes dans un confort déplorable pendant une éternité, mes côtes s'en souviennent encore et parfois, dans une demi conscience, j’entendais les voix de mes ravisseurs, ils s’exprimaient dans un étrange patois oscillant entre le kurde des montagnes du nord le poitevin-saintongeais et le berrichon ancien.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Le véhicule s'immobilisa&#160;enfin.&#160;</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">On m’entendit m’agiter dans la camionnette, on m’en extirpa sans ménagement et le sac qui m’aveuglait fut retiré.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Nous devions être en plein après-midi, les ombres&#160;de quelques arbustes squelettiques&#160;et complètement penchés en témoignaient.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Le campement&#160;rudimentaire&#160;était en bord de mer, adossé à quelques canivelles protégeant une dune plantée d’oyats. Le ressac que l'on percevait &#160;lointain, de l’autre côté de la masse de sable indiquait la marée basse. A l’horizon quelques pointes de clochers se détachaient à peine sur le gris métallique du ciel, des calvaires lugubres plantés&#160;de-ci de-là sur&#160;une lande éparse racontaient&#160;leurs histoires de passion et de crucifixion, des pierres taillées comme des dolmens ou rassemblées telles des cairns se&#160;dressaient dans ce paysage indéfinissable&#160;et l’air était saturé d'une odeur de goémon, de galettes et de beurre salé...&#160;</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Non, repérer l’endroit où on m'avait conduit était tout à fait impossible.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">A partir d’ici, Ô lecteurs incrédules, il vous sera possible de rendre ce récit plus vivant et plus coloré en lisant les parties mises en italique avec un léger accent,&#160;celui qui vous conviendra et qui représentera avec le plus de réalisme les craintes profondes, ancestrales, enfouies que vous inspire votre prochain.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Quatre individus me faisaient face, dont une femme à ce qu’il semblait. Tous étaient accoutrés de pantalons de survêtement ridicules, enfoncés dans une paire de bottes en caoutchouc, de pull à losanges d'un autre temps&#160;d’une vareuse de type militaire et leur visage se dissimulait sous une forme de cagoule de grosse laine à visière.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">L’un d’entre eux s’approcha&#160;:</span></div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;Je suis le chef. Bonjour d’abord et permettez-moi ensuite de vous présenter tous nos vœux. On a jusqu’à fin janvier n’est-ce pas... Alors bonne année et surtout bonne santé.&#160;»</span></i></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Je restai indécis.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;Nous sommes les redoutables révolutionnaires Pitchounes et vous êtes notre otage.&#160;»</span></i></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">D’indécis je passais à perplexe.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">L’homme de gauche qui, sous son passe-montagne s’était barbouillé le visage avec de la pâte de camouflage, ressemblait à une vache trop maquillée ajouta&#160;:</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;Révolutionnaires Pitchounes&#160;! Branche historique radicale et incompatible...&#160;»<br />
</span></i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt"><br />
&#160;«&#160;<i>Ta gueule quand je parle Zemour</i>,&#160;» &#160;dit le chef, «&#160;<i>saute sur ta mobylette et fonce faire le pê au bout du chemin.&#160;»</i></span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Il s’appelle réellement Zemmour demandais-je avec circonspection&#160;?</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;<i>Pas Zemmour, Zemour..! Il est plus bête que méchant dès qu’il y a une connerie à dire, c’est pour lui, un genre de marque de fabrique. Ne vous formalisez pas. Enfin j’imagine qu’il doit avoir des circonstances atténuantes. Père ingénieur, mère au foyer... Une bonne situation, des revenus réguliers... On ne s’étend pas d’accord&#160;? Ça peut frapper dans tous les milieux.&#160;»</i></span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">J’acquiesçais &#160;sans réserve.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">L’autre homme n’avait pas prononcé un mot, il se contentait d’opiner bêtement quand à la femme, son rôle était purement figuratif (au cas où plus tard, un réalisateur veuille mettre en scène mes aventures, une présence féminine est immédiatement plus alléchante.)</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Donc je suis otage&#160;?</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;Absolument cher Monsieur.&#160;»</span></i></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Mais que voulez-vous faire de moi&#160;?</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;Et bien obtenir une rançon&#160;pardi et faire avancer la cause…&#160;»</span></i></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Une rançon dites-vous&#160;? Mais qui voulez-vous qui vous règle une rançon&#160;? </span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Je n’ai pas un sous d’avance, ma famille ne bougera pas le petit doigt, mes amis me fuient et je n’ai même pas réglé mon abonnement à Viabloga…Et la cause.. Mais qu’elle cause&#160;? Vous n’avez donc aucun scrupule&#160;?</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;<i>Pas le moindre, les œufs sont faits pour faire des poussins ou des omelettes, les enlèvements sont là pour faire des otages et les otages pour toucher des rançons… C’est la vie qui veut ça mon cher monsieur.&#160;»</i></span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Et vous n’avez pas honte&#160;? Vous n’éprouvez aucun remords.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;Si, terriblement, autant que votre organisme de surendettement qui vous étrangle… Autant que votre banquier qui vous asphyxie, que l’administration qui vous envoie l’huissier pour vous saisir qui vous pousse dans l’extrême dépression et vous contraint à abattre désespérément mère femme et fille avant de vous coller une balle dans la tête… Tout ça c’est effroyablement perturbant et tel que vous me voyez, je suis engourdi, que dis-je, totalement paralysé par le remords. Quand aux scrupules, je pense ressentir les mêmes que les gouvernements qui protègent scandaleusement les plus riches aux dépends des peuples qui souffrent. </span></i></div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">En deux mots, je m’en fous&#160;! J’assume, nous assumons&#160;! Ce qui revient à dire on vous emmerde chers concitoyens.&#160;»</span></i></div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt"><br />
</span></i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Mais cela ne constitue pas une cause et ne vous autorise pas à procéder à des enlèvements dangereux.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;<i>Vous ne vous sentez pas en sécurité peut-être&#160;? Vous a t'on torturé&#160;? Nous avez vous choisis pour ces nuisances&#160;?&#160;»</i></span></div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt"><br />
</span></i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Et bien non, justement, non à toutes vos interrogations et non en particulier à la troisième, je ne vous ai pas choisis.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;Nous sommes d'accord. Qu'y a t'il de plus indignant, qu'un inconnu fasse un peu pression en vous retenant contre votre gré afin d'obtenir un modeste capital en contrepartie de votre libération ou qu'un aréopage d'élus vérolés vous empapaoute jusqu'à la garde pour vous extorquer toutes vos économies&#160;?&#160;»</span></i></div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt"><br />
</span></i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">L'homme silencieux levait le menton en me regardant à chaque théorie de son chef comme pour mieux m'inciter à corroborer ses affirmations.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">«&#160;On aurait bien essayé de kidnapper tout un peuple, une bonne fois pour toute, afin de réduire les risques et d'augmenter les gains mais franchement, les peuples n'intéressent plus personne, regardez les Haïtiens&#160;! Rappelle t'on tous les soirs à la télévision à l'heure où l'on tranche le saucisson sec pour accompagner l'apéro que des centaines de milliers de personnes vont dîner d'une galette de terre battue mélangée à de la poussière et trinquer avec un bon verre d'eau croupie&#160;? Et aujourd’hui ces Tunisiens, un chevalier en armure s’est-il récemment proposé pour les sortir de leur carcan et leur ôter leur bâillon&#160;? Certes on ne doit pas oublier ceux qui sont retenus loin de leurs proches et contre leur volonté, mais cela doit-il masquer l'ignoble incapacité de nos civilisations bien pensantes à régler les vrais problèmes de l'humanité. Je vous assure, nous avons bien pesé les risques et les prévisions de bénéfices, prendre un inconnu en otage, si la démarche est bien orchestrée et habillement médiatisée&#160;reste nettement plus profitable que menacer d'asservir tout un peuple sous le joug d'une dictature sanguinaire ou de rayer de&#160;la carte&#160;toute une population sous prétexte&#160;de&#160;ne pas froisser la sacro-sainte souveraineté des nations y compris les plus pourries, les plus malsaines.&#160;»<br />
<br />
</span></i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Le soir avançait paisiblement. Le deuxième homme et la jeune femme firent un feu et s'afférèrent à la préparation d'un repas sommaire,&#160;on n'entendait plus de la mer qu'un vague clapotis et au bout du chemin un chien aboyait frénétiquement après Zemour qui faisait pétarader sa mobylette comme un sale gamin.</span></div>
<div>&#160;</div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Les matins succédèrent aux soirées, les&#160;heures chaudes&#160;aux journées de pluie, les mauvais repas aux mauvais repas,&#160;le chef traitait de tous les sujets avec la même conviction, Zemour ne retirait sa cagoule de laine que pour s'éponger le visage ou flatter la tête du chien qu’il avait adopté, le muet le resta et je failli tomber sous le charme de la jeune femme.&#160;Ils me relâchèrent probablement lassés de ce pensionnaire encombrant sans avoir touché le moindre argent.</span></div>
<div><i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt"><br />
</span></i><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt">Il se passa une année entière, les factures s'amoncelèrent dans ma boite aux lettres et&#160;il me fallu être bien persuasif&#160;pour&#160;me faire pardonner cette absence.</span></div>
<div><span style="color: #333399; font-size: 13.5pt"><br />
Je commence aujourd'hui à ressentir le manque de cette petite bande et la philosophie panglossienne de leur chef.</span></div>
</div>
&#160;</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>COP &amp; HAG</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">




A l&apos;ouest du chien :

Lucienne Bourbigot




Jean Quemener




Joss Marchadour




Louis Furic



Accroché au chien

Yves Le Pendu



A l&apos;est du chien, semblant fuir,

Raymond Le Gall




 


Les plus grands spécialistes de notre belle région se sont réunis récemment, sur le port, autour du chien, pour faire le point sur les dernières nouvelles de notre planète et pour apporter également à un monde aux abois les solutions les plus incroyablement simples.




Tout d&apos;abord, et dans l&apos;urgence, suggérait Jean Quemeneur, débloquer immédiatement (ça urge) les fonds nécessaires au développement des moyens de communication. Il faut absolument que quelqu&apos;un invente très rapidement un appareil qui puisse tout à la fois permettre de parler et d&apos;être entendu à distance, tout en ayant été traduit dans l&apos;une des langues ou même dans plusieurs des langues préalablement sélectionnées, qui puisse également autoriser de voir son ou ses interlocuteurs, d&apos;en analyser les rictus, les tics gestuels, les raclements de gorge (tout le monde racle maintenant... Même Attali s&apos;y met. Il doit avoir l&apos;impression que seuls ceux qui raclent peuvent être écoutés ou entendus ? Ou vice versa.) L&apos;appareil devra également être à même de détecter les mensonges, un examen de la densité psychique devrait suffire dans un premier temps, et en informer les participants au colloque par des stridulations insupportables.




Acquiescement des autres protagonistes présents.




Plus un tas d&apos;autres fonctionnalités à télécharger sur une plateforme, même payante qui resterait à imaginer elle aussi. Ajouta Lucienne Bourbigot en montrant Yves Le Pendu du doigt, ce qui nous en conviendrons ne se fait pas...




Un tel appareil, continua Louis Furic, éviterait les déplacements intolérables, à grands coups de millions et de pollution de nos dirigeants intercontinentaux qui ont l&apos;impression que d&apos;aller de Kyoto à Montréal, de Montréal à Copenhague, de Copenhague à Mexico, en se déplaçant avec toute une armada de courtisans inutiles, de vains conseillers et de rombières dispendieuses pour parler du réchauffement climatique ou de la future glaciation annoncée, on se sait jamais dans quel ordre cela surviendra, suffira à en faire diminuer les effets.




&quot;Que s&apos;est-il donc passé à Kyoto ? La soupe à la bave d&apos;hirondelles n&apos;était-elle pas assez chaude ? Le riz pas assez blanc ?&quot; Ce fut les dernières paroles que proféra Raymond Le Gall avant de quitter le quai et donc la photo.




Il faut comprendre aussi... Je ne sais pas si vous avez déjà été à Kyoto mais c&apos;est très largement surfait... Quand vous avez fait le tour de la gare ferroviaire et du quartier Breton vous avez tout vu. Bon allez, tout le monde dégage, rendez-vous à Montréal... 

Ah ! Chouette Montréal ! Dis mon minou, tu m&apos;emmènes ... ? Bon d&apos;accord mais à condition que je ne t&apos;ai pas constamment dans les pattes. Promis... Alors on part aussi avec Pèpète et Niniche, on ira faire les boutiques... Tu as raison, et prends aussi les enfants, on les fera garder par la sécurité, ils s&apos;amuseront avec les gardes du corps et ça nous évitera de payer une baby-sitter. 




Mais Montréal, en définitive, c&apos;est un peu province quand même... Et cet accent de plouc besogneux, même à la succursale Tiffany.. 




Bon d&apos;accord, Kyoto, Montréal, on s&apos;est fait dessus... Alors on efface tout et on recommence, tous à Copenhague. Ah ! Copenhague c&apos;est mieux, vraiment Ah, les vieilles rues du centre ville, les vélos publics, le vieux port... Et pis les décisions qu&apos;on devra prendre et qui ne seront applicables qu&apos;en 2020 !




Où sera-t-on en 2020 ?




Joss Marchadour, avec son ventre là, juste devant lui et les pognes dans les poches, n&apos;avait encore rien dit de précis. Comme toujours, il écoutait, l&apos; il rivé sur l&apos;entrée du port, guettant les derniers bateaux. Avec sa grosse main qui en avait tiré du bout, il essuya une goutte qui lui perlait au bout du nez.  &quot; On n&apos;a qu&apos;à les foutre sur un porte-avions... Ils ne feraient pas chier les commerçants du centre ville qui sont obligés de fermer les boutiques, les casseurs iraient casser au large et ils n&apos;emmerderaient que ceux qui sont sur le porte-avions et qui de toutes façons ont signé pour ça.&quot;




Quand Joss Marchadour ouvrait sa grande gueule de glaise sculptée au couteau ce n&apos;était jamais pour rien, ce n&apos;était pas pour rien non plus qu&apos;il avait sa carte du Modem. 




&quot;Là, on pourrait les surveiller, les protéger si il faut et ça éviterait aux grognasses de leur filler le train et de claquer le fric des citoyens dans les boutiques huppées.&quot; Grognasse, dans la bouche de Marchadour, n&apos;avait rien de péjoratif, pas plus que Youpin, Black ou Crouille. « Ben moi je suis blanc, ils peuvent dire  le blanc- si ça les amuse, j&apos;ai rien contre. &quot;




Une boutique huppée c&apos;est comme par exemple chez « Jeannick Couture» ou chez « Mireille confection » ou, mais alors là c&apos;est le top, aux «Nouveautés Parisiennes ». (ndla)




Lucienne Bourbigot pensa : « Marchadour, quel con ! Il est nature, on ne peut pas lui reprocher, mais alors quel con ! »




Louis Furic qui avait de la suite dans les idées posa une devinette métaphysique.. « Tiens, Joss, toi qui est dans la politique, imagine que Besson, notre Ministre de l&apos;immigration, de l&apos;intégration, de l&apos;identité nationale et du Développement solidaire, né à Marrakech d&apos;une mère libanaise et d&apos;un père français, imagine qu&apos;il ait été Ministre de ce qu&apos;il est à Haïti, et qu&apos;il ait lancé là-bas le débat sur l&apos;identité haïtienne, imagine, après le séisme, les sauveteurs ils auraient dû sauver qui en premier, les haïtiens de souche ou les haïtiens issus de l&apos;immigration africaine ? Et les sauveteurs devraient-ils être en possession d&apos;un passeport haïtien pour pouvoir débarquer ? »




&quot;Et si ma tante en avait  Hein !!! ? &quot;




Cette année, tous à Mexico ! Là je ne dis rien, dit Joss Marchadour, Mexico connais pas et quand on ne connait pas on n&apos;en parle pas.




Yves Le Pendu tira sur la laisse du chien et sorti du cadre lui aussi.Lucienne Bourbigot remonta sa bretelle de soutien-gorge, Marchadour déforma légèrement la glaise de son visage pour esquisser un très bref sourire, le Pétrel, le dernier bateau était en train de dépasser le petit phare du Vieux, à l&apos;entrée du port. «  Ici au moins, même si tout n&apos;est pas rose tous les jours, les gars sont rentrés à la maison  »  






 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/cop-hag"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/cop-hag</id>
		<issued>2010-01-24T13:44:41Z</issued>
		<modified>2010-01-24T13:46:23Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<img style="width: 434px; height: 258px" alt="" width="399" height="268" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Autour_du_chien_t.jpg" />
<div style="text-align: right"><br />
<br />
<div style="text-align: right; line-height: normal" align="right"><b><span style="color: #333399; font-size: 10.5pt">A l'ouest du chien&#160;:<br />
Lucienne Bourbigot</span></b></div>
<div style="text-align: right; line-height: normal" align="right"><b><span style="color: #333399; font-size: 10.5pt">Jean Quemener</span></b></div>
<div style="text-align: right; line-height: normal" align="right"><b><span style="color: #333399; font-size: 10.5pt">Joss Marchadour</span></b></div>
<div style="text-align: right; line-height: normal" align="right"><b><span style="color: #333399; font-size: 10.5pt">Louis Furic<br />
<br />
Accroché au chien<br />
Yves Le Pendu<br />
<br />
A l'est du chien, semblant fuir,<br />
Raymond Le Gall</span></b></div>
<div style="text-align: right; line-height: normal" align="right">&#160;</div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Les plus grands spécialistes de notre belle région se sont réunis récemment, sur le port, autour du chien, pour faire le point sur les dernières nouvelles de notre planète et pour apporter également à un monde aux abois les solutions les plus incroyablement simples.</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Tout d’abord, et dans l’urgence, suggérait Jean Quemeneur, débloquer immédiatement (ça urge) les fonds nécessaires au développement des moyens de communication. Il faut absolument que quelqu’un invente très rapidement un appareil qui puisse tout à la fois permettre de parler et d’être entendu à distance, tout en ayant été traduit dans l’une des langues ou même dans plusieurs des langues préalablement sélectionnées, qui puisse également autoriser de voir son ou ses interlocuteurs, d’en analyser les rictus, les tics gestuels, les raclements de gorge (tout le monde racle maintenant... Même&#160;Attali s’y met. Il doit avoir l’impression que seuls ceux qui raclent peuvent être écoutés ou entendus&#160;? Ou vice versa.) L’appareil devra également être à même de détecter les mensonges, un examen de la densité psychique devrait suffire dans un premier temps, et en informer les participants au colloque par des stridulations insupportables.</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Acquiescement des autres protagonistes présents.</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Plus un tas d’autres fonctionnalités à télécharger sur une plateforme, même payante qui resterait à imaginer elle aussi. Ajouta Lucienne Bourbigot en montrant Yves Le Pendu du doigt, ce qui nous en conviendrons ne se fait pas...</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Un tel appareil, continua&#160;Louis Furic,&#160;éviterait les déplacements intolérables, à grands coups de millions et de pollution de nos dirigeants intercontinentaux qui ont l’impression que d’aller de Kyoto à Montréal, de Montréal à Copenhague, de Copenhague à Mexico, en se déplaçant avec toute une armada de courtisans inutiles, de vains conseillers et de rombières dispendieuses pour parler du réchauffement climatique ou de la future glaciation annoncée, on se sait jamais dans quel ordre cela surviendra, suffira à en faire diminuer les effets.</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">"Que s’est-il donc passé à Kyoto&#160;? La soupe à la bave d’hirondelles n’était-elle pas assez chaude&#160;? Le riz pas assez blanc&#160;?" Ce fut les dernières paroles que proféra Raymond Le Gall avant de quitter le quai et donc la photo.</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Il faut comprendre aussi... Je ne sais pas si vous avez déjà été à Kyoto mais c’est très largement surfait... Quand vous avez fait le tour de la gare ferroviaire et du quartier Breton vous avez tout vu. Bon allez, tout le monde dégage, rendez-vous à Montréal...&#160;<br />
Ah&#160;! Chouette Montréal&#160;! Dis mon minou, tu m’emmènes ...&#160;? Bon d’accord mais à condition que je ne t’ai pas constamment dans les pattes. Promis... Alors on part aussi avec Pèpète et Niniche, on ira faire les boutiques... Tu as raison, et prends aussi les enfants, on les fera garder par la sécurité, ils s'amuseront avec les gardes du corps et ça nous évitera de payer une baby-sitter. </span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Mais Montréal, en définitive, c’est un peu province quand même... Et cet accent de plouc besogneux, même à la succursale Tiffany..&#160;</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Bon d'accord, Kyoto, Montréal, on s'est fait dessus... Alors on efface tout et on recommence, tous à Copenhague. Ah&#160;! Copenhague c'est mieux, vraiment Ah, les vieilles rues du centre ville, les vélos publics, le vieux port... Et pis les décisions qu'on devra prendre et qui ne seront applicables qu'en 2020&#160;!</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Où sera-t-on en 2020&#160;?</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Joss Marchadour, avec son ventre là, juste devant lui et les pognes dans les poches, n'avait encore rien dit de précis. Comme toujours, il écoutait, l'œil rivé sur l'entrée du port, guettant les derniers bateaux. Avec sa grosse main qui en avait tiré du bout, il essuya une goutte qui lui perlait au bout du nez.&#160; " On n'a qu'à les foutre sur un porte-avions... Ils ne feraient pas chier les commerçants du centre ville qui sont obligés de fermer les boutiques, les casseurs iraient casser au large et ils n’emmerderaient que ceux qui sont sur le porte-avions et qui de toutes façons ont signé pour ça."</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Quand Joss Marchadour ouvrait sa grande gueule de glaise sculptée au couteau ce n'était jamais pour rien, ce n’était pas pour rien non plus qu’il avait sa carte du Modem. </span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">"Là, on pourrait les surveiller, les protéger si il faut et ça éviterait aux grognasses de leur filler le train et de claquer le fric des citoyens dans les boutiques huppées." Grognasse, dans la bouche de Marchadour, n’avait rien de péjoratif, pas plus que Youpin, Black ou Crouille. «&#160;Ben moi je suis blanc, ils peuvent dire –le blanc- si ça les amuse, j’ai rien contre. "</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Une boutique huppée c’est comme par exemple chez «&#160;Jeannick Couture» ou chez «&#160;Mireille confection&#160;» ou, mais alors là c’est le top, aux «Nouveautés Parisiennes&#160;». (ndla)</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Lucienne Bourbigot pensa&#160;: «&#160;Marchadour, quel con&#160;! Il est nature, on ne peut pas lui reprocher, mais alors quel con&#160;!&#160;»</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Louis Furic qui avait de la suite dans les idées posa une devinette métaphysique.. «&#160;Tiens, Joss, toi qui est dans la politique, imagine que Besson, notre Ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du Développement solidaire, né à Marrakech d’une mère libanaise et d’un père français, imagine qu’il ait été Ministre de ce qu’il est à Haïti, et qu’il ait lancé là-bas le débat sur l’identité haïtienne, imagine, après le séisme, les sauveteurs ils auraient dû sauver qui en premier, les haïtiens de souche ou les haïtiens issus de l’immigration africaine&#160;? Et les sauveteurs devraient-ils être en possession d’un passeport haïtien pour pouvoir débarquer&#160;?&#160;»</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">"Et si ma tante en avait… Hein&#160;!!!&#160;? "</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Cette année, tous à Mexico&#160;! Là je ne dis rien, dit Joss Marchadour, Mexico connais pas et quand on ne connait pas on n’en parle pas.</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="color: #333399; font-size: 12pt">Yves Le Pendu tira sur la laisse du chien et sorti du cadre lui aussi.Lucienne Bourbigot remonta sa bretelle de soutien-gorge, Marchadour déforma légèrement la glaise de son visage pour esquisser un très bref sourire, le Pétrel, le dernier bateau était en train de dépasser le petit phare du Vieux, à l’entrée du port. «&#160; Ici au moins, même si tout n’est pas rose tous les jours, les gars sont rentrés à la maison…&#160;»&#160;&#160;<br />
</span></div>
&#160;</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Pater Noster</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">
et ne nos inducas in tentationem

sed libera nos a malo.















C&apos;est une crise économique, une crise économique on vous dit ! Alors ! Nous on n&apos;y est pour rien, c&apos;est l&apos;économie qui a foutu le bazar. Elle n&apos;a eu besoin de personne l&apos;économie. Quand c&apos;est la crise humanitaire c&apos;est la faute des gens qui sont malheureux, tristes, mal nourris, mal logés ou pas nourris et pas logés, on n&apos;y peut rien non plus. Quand même bon sang. La crise économique la plus forte depuis vingt ans, c&apos;est cyclique les crises économiques  C&apos;est comme les roues de vélo, si tu regardes tourner une roue de vélo, tu n&apos;aperçois la valve que de temps en temps. C&apos;est donc ça une crise économique ? Oui à peu près, je simplifie, mais à peine.




Tout à fait, la crise humanitaire comme tu viens de le voir, n&apos;a rien à voir avec la crise économique. Tu filerais de l&apos;économie à ceux qui sont en crise humanitaire, ils en feraient quoi ? Mais pourquoi j&apos;irais donner de l&apos;économie à quelqu&apos;un que je ne connais pas ? Ne sais pas, je dis ça comme ça, c&apos;est une expression. Donc il en ferait quoi de l&apos;économie ceux qui traversent une crise humanitaire ? Qu&apos;est-ce qu&apos;ils pourraient acheter puisqu&apos;ils n&apos;ont rien à vendre non plus ? Bon, c&apos;est complètement différent.

Mais ce n&apos;est pas tout, des crises tu en as de toutes sortes, ce qui prouve que la crise quelle qu&apos;elle soit a son propre système de fonctionnement autonome. Et rien et surtout personne ne peut interférer sur son déroulement.




Les crises politiques ? Ah c&apos;est beaucoup plus embrouillé. Pour que tu te fasses une idée, une crise politique c&apos;est aussi imprécis que d&apos;entendre le son de quelqu&apos;un qui parle normalement, sans hurler, au beau milieu d&apos;une foule de gens qui discutent paisiblement dans un endroit qui résonne, un hall de gare, un hangar, une classe d&apos;école. Tu ne l&apos;entends pas le type. Et tiens toi bien, même si tu prêtes l&apos;oreille, tu n&apos;es pas capable d&apos;entendre les autres conversations non plus. Le bruit que font les gens qui causent entre eux c&apos;est comme les odeurs. Moi, ça me donne envie de vomir. Ben si parce que prends par exemple l&apos;odeur du melon. Ce n&apos;est plus la saison ? Mais on s&apos;en fout ...  Je dis le melon parce que ça me vient à l&apos;esprit, j&apos;aurai pu dire les fraises ou les choux... N&apos;embrouille pas tout non plus. Donc, tu prends l&apos;odeur du melon, c&apos;est génial, pris tout seul, tu as tout dans l&apos;odeur d&apos;un melon, l&apos;odeur de la Provence, le chant des cigales, la lumière du Midi. Comment ça les cigales ne chantent pas ? Tu es sourd ou quoi ? Ne m&apos;interromps pas sans arrêt. Tu prends l&apos;odeur de la menthe, je ne connais rien de mieux que l&apos;odeur de la menthe, je ne te parle pas de la menthe qu&apos;on met dans la limonade pour faire un diabolo. Ah ! Tu es d&apos;accord... Prends le parfum d&apos;un bon gâteau au chocolat... J&apos;en salive. Maintenant tu mets dans une poubelle propre un vieux bout de melon, un morceau de gâteau au chocolat et de la menthe... Au bout de quelques minutes, l&apos;odeur est effrayante. Même si ta poubelle est propre. Alors tu imagines, si elle est sale !




Et des crises comme ça, je pourrais t&apos;en citer des dizaines. La crise de la cinquantaine un autre exemple, tu crois que ça concerne qui ? Ah !  Tu constates comme moi qu&apos;on n&apos;y peut rien. Et les crises sanitaires, tu voudrais les faire reposer sur les épaules de qui ? Des politiques peut-être ? Vas-y, empile des couches, c&apos;est un peu facile, de mettre tout sur les politiques et là justement, tu viens de mettre le doigt où ça fait mal parce que les politiques ils ont tout fait pour la crise sanitaire, des recherches, des découvertes, des résultats. Mais qu&apos;est-ce que tu as à me poser toutes ces questions en fin de compte ? Hein ? Qui es-tu pour soulever tout ces problèmes ? Et la crise climatique, tu en penses quoi hein ? D&apos;où elle vient la crise climatique ? Le réchauffement de la planète, il ne vient surement pas du Doubs ou du Finistère, on se pèle toute l&apos;année. Réfléchis un peu, le réchauffement de la planète vient des pays chauds qui ne savent rien gérer au quotidien, qui gaspillent tout même l&apos;eau potable.  Nous on n&apos;y est pour rien. Si tu n&apos;es pas content de ton sort tu dégages, tu rassembles tes valises, tu y mets tout ton fatras et tu retournes dans ta yourte, ta casbah, ton igloo, ta case. Et en passant par la préfecture pour prendre ton ticket de retour, tu n&apos;oublies pas de remplir le formulaire sur l&apos;identité nationale, autant faire d&apos;une pierre deux coups. Hé hé, vais faire faire des économies sur les transports.




Chaque crise a une cause qui lui est propre? Il faut le savoir... Voilà une phrase qui mérite le détour, &quot;il faut savoir que&quot;... Il faut donc tout savoir en fin de compte. Ah tu fais moins le fier 





&quot;Il faut le savoir ... !&quot;






Pauv&apos; type 















</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/pater-noster"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/pater-noster</id>
		<issued>2009-11-22T23:17:27Z</issued>
		<modified>2010-01-23T13:24:17Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<div style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="line-height: 115%; color: #555555; font-size: 14pt">
<div style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: larger"><span style="color: #333399"><span style="line-height: 115%">et ne nos inducas in tentationem<br />
sed libera nos a malo.<br />
</span></span></span><span style="color: #333399"><span style="line-height: 115%; font-size: 10pt"><br />
<img style="width: 544px; height: 293px" alt="" width="400" height="241" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Musette_t.jpg" /><br />
<br />
<br />
<div style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="line-height: 115%; color: #333399; font-size: 10pt">C'est une crise économique, une crise économique on vous dit&#160;! Alors&#160;! Nous on n'y est pour rien, c'est l'économie qui a foutu le bazar. Elle n'a eu besoin de personne l’économie. Quand c'est la crise humanitaire c'est la faute des gens qui sont malheureux, tristes, mal nourris, mal logés ou pas nourris et pas logés, on n'y peut rien non plus. Quand même bon sang. La crise économique la plus forte depuis vingt ans, c'est cyclique les crises économiques… C’est comme les roues de vélo, si tu regardes tourner une roue de vélo, tu n’aperçois la valve que de temps en temps. C’est donc ça&#160;une crise économique&#160;? Oui à peu près, je simplifie, mais à peine.</span></div>
<div style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="line-height: 115%; color: #333399; font-size: 10pt">Tout à fait, la crise humanitaire comme tu viens de le voir, n'a rien à voir avec la crise économique. Tu filerais de l'économie à ceux qui sont en crise humanitaire, ils en feraient quoi&#160;? Mais pourquoi j'irais donner de l'économie à quelqu'un que je ne connais pas&#160;? Ne sais pas, je dis ça comme ça, c'est une expression. Donc il en ferait quoi de l’économie ceux qui traversent une crise humanitaire&#160;? Qu'est-ce qu'ils pourraient acheter puisqu’ils n’ont rien à vendre non plus&#160;? Bon, c'est complètement différent.<br />
Mais ce n’est pas tout,&#160;des crises tu en as de toutes sortes, ce qui prouve que la crise quelle qu’elle soit a son propre système de fonctionnement autonome.&#160;Et rien et surtout personne ne peut interférer sur son déroulement.</span></div>
<div style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="line-height: 115%; color: #333399; font-size: 10pt">Les crises politiques&#160;? Ah c'est beaucoup plus embrouillé. Pour que tu te fasses une idée, une crise politique c'est aussi imprécis que d'entendre le son de quelqu'un qui parle normalement, sans hurler, au beau milieu d'une foule de gens qui discutent paisiblement dans un endroit qui résonne, un hall de gare, un hangar, une classe d'école. Tu ne l'entends pas le type. Et tiens toi bien, même si tu prêtes l'oreille, tu n'es pas capable d'entendre les autres conversations non plus. Le bruit que font les gens qui causent entre eux c'est comme les odeurs. Moi, ça me donne envie de vomir. Ben si parce que prends par exemple l'odeur du melon. Ce n’est plus la saison&#160;? Mais on s’en fout ...&#160;&#160;Je dis le melon parce que ça me vient à l'esprit, j'aurai pu dire les fraises ou les choux... N'embrouille pas tout non plus. Donc, tu prends l'odeur du melon, c'est génial, pris tout seul, tu as tout dans l’odeur d’un melon, l’odeur de la Provence, le chant des cigales, la lumière du Midi. Comment ça les cigales ne chantent pas&#160;? Tu es sourd ou quoi&#160;? Ne m’interromps pas sans arrêt. Tu prends l'odeur de la menthe, je ne connais rien de mieux que l'odeur de la menthe, je ne te parle pas de la menthe qu'on met dans la&#160;limonade pour faire un diabolo.&#160;Ah&#160;! Tu es d'accord... Prends le parfum d'un bon gâteau au chocolat... J'en salive. Maintenant tu mets dans une poubelle propre un vieux bout de melon, un morceau de gâteau au chocolat et de la menthe... Au bout de quelques minutes, l'odeur est effrayante. Même si ta poubelle est propre. Alors tu imagines, si elle est sale&#160;!</span></div>
<div style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="line-height: 115%; color: #333399; font-size: 10pt">Et des crises comme ça, je pourrais t’en citer des dizaines. La crise de la cinquantaine un autre exemple, tu crois que ça concerne qui&#160;? Ah&#160;!&#160; Tu constates comme moi qu'on n'y peut rien. Et les crises sanitaires, tu voudrais les faire reposer sur les épaules de qui&#160;? Des politiques peut-être&#160;? Vas-y, empile des couches, c’est un peu facile, de mettre tout sur les politiques et là justement, tu viens de mettre le doigt où ça fait mal parce que les politiques ils ont tout fait pour la crise sanitaire, des recherches, des découvertes, des résultats. Mais qu’est-ce que tu as à me poser toutes ces questions en fin de compte&#160;? Hein&#160;? Qui es-tu pour soulever tout ces problèmes&#160;? Et la crise climatique, tu en penses quoi hein&#160;? D’où elle vient la crise climatique&#160;? Le réchauffement de la planète, il ne vient surement pas du Doubs ou du Finistère, on se pèle toute l’année. Réfléchis un peu, le réchauffement de la planète vient des pays chauds qui ne savent rien gérer au quotidien, qui gaspillent tout même l’eau potable. &#160;Nous on n’y est pour rien. Si tu n’es pas content de ton sort tu dégages, tu rassembles tes valises, tu y mets tout ton fatras et tu retournes dans ta yourte, ta casbah, ton igloo, ta case. Et en passant par la préfecture pour prendre ton ticket de retour, tu n’oublies pas de remplir le formulaire sur l’identité nationale, autant faire d’une pierre deux coups. Hé hé, vais faire faire des économies sur les transports.</span></div>
<div style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="line-height: 115%; color: #333399; font-size: 10pt">Chaque crise a une cause qui lui est propre? Il faut le savoir... Voilà une phrase qui mérite le détour, "il faut savoir que"... Il faut donc tout savoir en fin de compte. Ah tu fais moins le fier…<br />
<br />
</span><span style="font-size: larger"><span style="line-height: 115%; color: #333399">"Il faut le savoir ... !"</span></span></div>
<div style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="line-height: 115%; color: #333399; font-size: 10pt">Pauv’ type…</span></div>
</span></span></div>
</span></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Mur dur ou Mur mou</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">



Un mur dur est-il plus facile à dégommer qu&apos;un mur mou ?

Le mur dou est-il plus ou moins blessant que le mur dur ?

Un mur dur haut est-il plus facile à franchir qu&apos;un mur mou plus bas ?

Lequel des deux est-il plus rapide à construire : le mur mou bas bloquant ou le mur dur semi haut ?

Car s&apos;il est nécessaire de réunir des outils, des matériaux et du personnel pour édifier un mur dur qui ne soit pas trop friable il ne suffit que d&apos;un murmure pour élever un mur dou. 

Le murmure doit alors être subtilement distillé, habillement secrété et puisque l&apos;homme est ainsi fait il édifiera lui-même, tout autour de lui, le mur mou le plus fiable   Et l&apos;affaire est dans le cul de l&apos;âne.



</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/mur-dur-ou-mur-mou"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/mur-dur-ou-mur-mou</id>
		<issued>2009-11-10T21:45:42Z</issued>
		<modified>2009-11-10T21:45:42Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<div><span style="font-size: 10.5pt"><img style="width: 493px; height: 266px" alt="" width="400" height="244" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Tag_Quimper_t.jpg" /><br />
<br />
Un mur dur est-il plus facile à dégommer qu'un mur mou&#160;?<br />
Le mur dou est-il plus ou moins blessant que le mur dur&#160;?<br />
Un mur dur haut est-il plus facile à franchir qu'un mur mou plus bas&#160;?<br />
Lequel des deux est-il plus rapide à construire&#160;:&#160;le mur mou bas bloquant ou le mur dur semi haut&#160;?<br />
Car s'il est nécessaire de&#160;réunir des outils, des matériaux et du personnel pour édifier un mur dur&#160;qui ne soit pas trop friable il ne suffit que&#160;d'un murmure pour élever un mur dou.&#160;<br />
Le murmure doit alors être subtilement distillé, habillement secrété et puisque l’homme est ainsi fait il édifiera lui-même, tout autour de lui, le mur mou le plus fiable … Et l’affaire est dans le cul de l’âne.</span></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Le trouble est-il proportionnel à la profondeur ?</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

« Le b uf est lent  Mais la terre est patiente. &quot;

                                                                      

Dicton sino beauceron









La temporisation et la réflexion seront désormais les deux mamelles auxquelles je m&apos;abreuverai quotidiennement.









 Le 15 septembre, au réveil, l&apos; il légèrement humecté par les sécrétions inhérentes au repos réparateur, le cheveu indiscipliné, les membres ramollis et la bouche encore pleine d&apos;une langue fort heureusement très amicale, c&apos;est comme chaque jour, le journal matinal d&apos;une station radiophonique nationale qui m&apos;extrait de mon sommeil. 







 

sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php   



(vers 7minutes 50 du programme)










Les premières mots qui vont accompagner cette nouvelle journée qui s&apos;avance, installent dans ma petite cervelle un doute quand à mes facultés auditives. Effectivement, derrière un raclement de gorge sur lequel on pourrait gloser mais que je prendrai bien soin de ne pas analyser sous peine de faire des associations quelques peu hâtives et susceptibles de m&apos;attirer les pires ennuis, derrière ce raclement mécaniques qui doit être sur les ondes radiophoniques ce que les haussements d&apos;épaules sont à l&apos;image télévisuelle, disais-je, j&apos;entends l&apos;un des pylônes de notre équilibre étatique prononcer cette phrase étonnante :&quot;Gouverner ce n&apos;est pas prévoir, c&apos;est agir&quot;. J&apos;attrape mes lunettes et les chausse promptement, La clarté ou plus exactement la netteté soudaine corrobore ma première impression, je suis bel et bien réveillé... La phrase était réelle, dans son contexte propre, étriqué mais propre. Elle n&apos;a pas été extirpée, celle-là, d&apos;une quelconque tirade confuse ou d&apos;un monologue satirique offrant son flanc sans cravate à la controverse diffusée sur le Net, c&apos;est du palpable. 



Les vieilles guenilles, les herbes de la saint Jean sont repoussées dans leurs ultimes retranchements, les paroles ne s&apos;envolent plus, elles sont à leur tour, au même titre que les écrits gravés dans le marbre de la mémoire électronique, disponibles et partageables, les mots aux semelles de plomb ne peuvent plus prétendre à l&apos;envol.



Quelques minutes se passent, peut-être n&apos;étaient-ce que quelques secondes, le temps paraît plus long lorsque le coup a été asséné avec brutalité, et un raclement étrange plus loin, j&apos;entends, toujours prononcé par le limon de la pensée gouvernementale : &quot;Il est toujours essentiel d&apos;avoir un débat (sous entendu parlementaire) avant de mettre en place des textes d&apos;application de loi dont on sait par avance qu&apos;ils ne seront pas opérationnels car ce sont des usines à gaz.&quot; 



N&apos;y avait-il pas là, déjà, sans creuser très profond au risque d&apos;être désigné d&apos;un doigt vengeur comme le mineur inconscient qui vient de provoquer d&apos;un coup de pioche malencontreux le coup de grisou fatal, un premier niveau de contradiction flagrant  insupportable ? 

Certes, je ne souhaite pas faire de cet espace un tremplin purement politique, sur lequel chacun pourrait constater de visu à quelle obédience ma sensibilité accorde ses faveurs, mais est-ce trop incongru ou inconvenant de se préoccuper de sa position spatiale au sein de la vie de la cité, de la vie en société ? 



La politique des petits moments de la vie ensemble ne me semble pas être un thème tellement répulsif et nous y prenons tous part. Nous tous, dans nos magazines personnels, modestes ou plus élaborés ... Nos propres posologies. Mitra avec ses petits textes volontairement ou inconsciemment ciselés, suspendus dans le temps de nos lectures et dans l&apos;action comme autant de sautoirs surplombant des gorges provocantes, comme pour en exacerber la profondeur, Tilly par ses clins d&apos; il du quotidien, qui fige en une photographie poétique et humaniste l&apos;instant furtif qui vient à jamais de disparaître, KB par ses jardins arides longuement et méticuleusement cultivés, arpentés avec sagesse à petits pas babouchés, Ancolie, architecte de notre espace culturel naturel, gardienne en chef des petites et des moyennes bestioles qui nous enchantent par leur extraordinaire beauté et simplicité, sans oublier Leblase, évidemment, qui nous tourneboule savamment les neurones avec l&apos;imprudence du lait qui sur le feu refuse toute surveillance. 








Je me suis rasé ce matin là, du 15 septembre,en laissant la protection plastique sur les lames acérées, me demandant pourquoi cela ne marchait pas aussi bien que la veille.Mais au final, je cherche à comprendre car après tout, si le Mahomet de la pensée hexagonale profère, dans la TSF,  de tels propos il faut bien qu&apos;il y ait réfléchi,  je ne suis pas encore tout à fait prêt à être rangé sur le large rayon des imbéciles.








Si gouverner ce n&apos;est pas prévoir, si ce n&apos;est pas réfléchir mais simplement agir, c&apos;est certainement que la réflexion a eu lieu avant, en amont. Ha ! Ça me rassure. Donc les directions, les orientations, les caps qui sont aujourd&apos;hui ceux que prend notre illustre et glorieuse France, ont été pesés, jaugés, examinés, muris, bien entendu. 

Mais alors, la réflexion a eu lieu combien de temps avant l&apos;action ? N&apos;y a-t-il pas des mises à jour, des rectifications ? Des perfectionnements, des améliorations ? Adaptations ? 



Ne vous tracassez donc pas, des professionnels et des collèges de spécialistes dénués de tout carriérisme, de toute velléité de pouvoir, 



veillent sur votre sécurité, consacrent leur vie à faire de la votre un eden hexagonal.



C&apos;est vraiment chouette d&apos;être enfin rassuré.













 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/le-trouble-est-il-proportionnel-a-la-profondeur"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/le-trouble-est-il-proportionnel-a-la-profondeur</id>
		<issued>2009-10-09T22:36:44Z</issued>
		<modified>2009-10-10T17:16:55Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<img style="width: 491px; height: 287px" height="268" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Blocs_de_beton_t.jpg" /><br />
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="line-height: 115%"><span style="color: #000080"><span style="line-height: 115%">«&#160;Le bœuf est lent… Mais la terre est patiente.&#160;"<br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;</span><i><span style="line-height: 115%">Dicton sino beauceron<br />
<br />
</span></i></span></span><span style="color: #000080"><span style="line-height: 115%">La temporisation et la réflexion seront désormais les deux mamelles auxquelles je m’abreuverai quotidiennement.</span></span></span></div>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify">
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: small">&#160;<span style="color: #000080"><span style="line-height: 115%">Le 15 septembre, au réveil, l’œil légèrement humecté par les sécrétions inhérentes au repos réparateur, le cheveu indiscipliné, les membres ramollis et la bouche encore pleine d'une langue fort heureusement très&#160;amicale, c’est comme chaque jour, le journal matinal d’une station radiophonique nationale qui m’extrait de mon sommeil.&#160;</span></span></span><br />
&#160;<br />
<a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=83164">sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php</a><span style="color: #000080"><span style="font-size: larger"><span style="line-height: 115%">&#160;&#160; </span></span><span style="line-height: 115%">(vers 7minutes 50 du programme)</span></span></div>
</div>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify">
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="color: #000080"><span style="line-height: 115%">Les premières mots qui vont accompagner cette nouvelle journée qui s’avance, installent dans ma petite cervelle un doute quand à mes facultés auditives. Effectivement, derrière un raclement de gorge sur lequel on pourrait gloser mais que je prendrai bien soin de ne pas analyser sous peine de faire des associations quelques peu hâtives et susceptibles de m’attirer les pires ennuis, derrière ce raclement mécaniques qui doit être sur les ondes radiophoniques ce que les haussements d’épaules sont à l’image télévisuelle, disais-je, j’entends l’un des pylônes de notre équilibre étatique prononcer cette phrase étonnante&#160;:"<i>Gouverner ce n'est pas prévoir, c'est agir".</i> J'attrape mes lunettes et les chausse promptement, La clarté ou plus exactement la netteté soudaine corrobore ma première impression, je suis bel et bien réveillé... La phrase était réelle, dans son contexte propre, étriqué mais propre. Elle n'a pas été extirpée, celle-là, d'une quelconque tirade confuse ou d'un monologue satirique offrant son flanc sans cravate à la controverse&#160;diffusée sur le Net, c’est du palpable.&#160;<br />
<br />
Les vieilles guenilles, les herbes de la saint Jean sont repoussées dans leurs ultimes retranchements, les paroles ne s’envolent plus, elles sont à leur tour, au même titre que les écrits gravés dans le marbre de la mémoire électronique, disponibles et partageables, les mots aux semelles de plomb ne peuvent plus prétendre à l’envol.<br />
<br />
Quelques&#160;minutes se passent, peut-être n'étaient-ce que quelques secondes, le temps paraît plus long lorsque le coup a été asséné avec brutalité, et un raclement étrange plus loin, j'entends, toujours prononcé par le limon de la pensée gouvernementale&#160;: <i>"Il est toujours essentiel d'avoir un débat (sous entendu parlementaire) avant de mettre en place des textes d'application de loi dont on sait par avance qu'ils ne seront pas opérationnels car ce sont des usines à</i> gaz."&#160;<br />
<br />
N'y avait-il pas là, déjà, sans creuser très profond au risque d'être désigné d'un doigt vengeur comme le mineur inconscient qui vient de provoquer d'un coup de pioche malencontreux le coup de grisou fatal, un premier niveau de contradiction flagrant&#160; insupportable&#160;?&#160;<br />
Certes, je ne souhaite pas faire de cet espace un tremplin purement politique, sur lequel chacun pourrait constater de visu à quelle obédience&#160;ma sensibilité accorde ses faveurs, mais est-ce trop incongru ou inconvenant de&#160;se préoccuper de sa position spatiale au sein de la vie de la cité, de la vie en société&#160;?&#160;<br />
<br />
La politique des petits moments de la vie ensemble ne me semble pas être un thème tellement répulsif et nous y prenons tous part. Nous tous, dans nos magazines personnels, modestes ou plus élaborés ... Nos propres posologies. Mitra avec ses petits textes volontairement ou inconsciemment ciselés, suspendus dans le temps de nos lectures et dans l'action comme autant de sautoirs surplombant des gorges provocantes, comme pour en exacerber la profondeur, Tilly par ses clins d'œil du quotidien, qui fige en une photographie poétique et&#160;humaniste l'instant furtif qui vient à jamais de disparaître, KB par ses jardins arides longuement et méticuleusement cultivés, arpentés avec sagesse à petits pas <i>babouchés,</i> Ancolie, architecte de notre espace culturel naturel, gardienne en chef des petites et des moyennes&#160;bestioles qui nous enchantent par leur extraordinaire beauté et simplicité, sans oublier Leblase, évidemment, qui nous tourneboule savamment les neurones avec l’imprudence du lait qui sur le feu refuse toute surveillance. </span></span></span></div>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="color: #000080"><span style="line-height: 115%">Je me suis rasé ce matin là, du 15 septembre,en laissant la protection plastique sur les lames acérées, me demandant pourquoi cela ne marchait pas aussi bien que la veille.Mais au final, je cherche à comprendre car après tout, si le Mahomet de la pensée hexagonale profère, dans la TSF, &#160;de tels propos il faut bien qu’il y ait réfléchi,&#160; je ne suis pas encore tout à fait prêt à être rangé sur le large rayon des imbéciles.</span></span></span></div>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="color: #000080"><span style="line-height: 115%">Si gouverner ce n’est pas prévoir, si ce n’est pas réfléchir mais simplement agir, c’est certainement que la réflexion a eu lieu avant, en amont. Ha&#160;! Ça me rassure. Donc les directions, les orientations, les caps qui sont aujourd’hui ceux que prend notre illustre et glorieuse France, ont été pesés, jaugés, examinés, muris, bien entendu.&#160;<br />
Mais alors, la réflexion a eu lieu combien de temps avant l’action&#160;? N’y a-t-il pas des mises à jour, des rectifications&#160;? Des perfectionnements, des améliorations&#160;? Adaptations&#160;?&#160;<br />
<br />
Ne vous tracassez donc pas, des professionnels et <span style="line-height: 115%"><span style="line-height: 115%">des collèges de spécialistes dénués de tout carriérisme, de toute velléité de pouvoir, </span></span>veillent sur votre sécurité, consacrent leur vie à faire de la votre un eden hexagonal.<span style="line-height: 115%"><br />
<br />
C'est vraiment chouette d'être enfin rassuré.</span></span></span></span></div>
</div>
<div style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify">&#160;</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>WWF </title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">


















MONDE SAUVAGE ..!






Il y a quelques temps, bien longtemps, au temps du mois de mai ou de juin, Ancolie nous gratifiait d&apos;une superbe photographie d&apos;écureuil, terme vernaculaire autant qu&apos;ambigu décrivant une bestiole gracile autant que fragile laquelle se croyant dissimulée dans les frondaisons d&apos;un bel arbre protecteur, tenait dans ses petites pattes, non pas un fromage, mais un gland, gland que l&apos;on aurait pu croire ciré tant il luisait sous la feuille verte, tendre et translucide. 








Son gros  il rond, le seul visible dans l&apos;image me fixait avec un semblant d&apos;intelligence et il m&apos;aspira dans une spirale nostalgique d&apos;images d&apos;un temps révolu, du temps de ma tendre enfance, (difficile semble t&apos;il de séparer ces deux mots). 



A cette époque, les animaux qui peuplaient notre belle planète bleutée étaient tous totalement inoffensifs, noirs ou blancs selon les espèces et vaquaient paisiblement à leurs activités pacifiques. Les gros lions débonnaires, avachis dans une savane luxuriante, observaient d&apos;un  il amusé et somnolent les jeux innocents de leur progéniture insouciante. Plus haut, perchées sur leurs interminables gambettes, des girafes engloutissaient les fines pousses d&apos;acacias, leurs petits entre les pattes. Les images étaient de Frédéric Rossif et la voix incomparable de Claude Darget accompagnait la course rapide du soleil d&apos;Afrique qui se noie dans la surface immobile d&apos;un lac millénaire.








Qu&apos;elles étaient belles ces images qui mettaient en scène les animaux de toutes espèces, nos colocataires terrestres qui rampent, qui volent, qui galopent dans les espaces infinis, qui sautent d&apos;arbre en arbre dans les forêts épaisses, les toundras glacées, les campagnes paisibles ou les profondeurs de toutes les mers et de tous les océans de notre boule brillante et tournoyante. Les enfants de cette époque avaient bien de la chance, ignorant les jeux vidéos débilisant, ils jouaient aux cowboys et aux indiens, aux gendarmes et aux voleurs en utilisant l&apos;index et le majeur de leurs mains pour faire des revolvers ou au pire leurs avant bras pour mitrailler dans des tatatatata mortels des ennemis imaginaires et momentanés. 








Aujourd&apos;hui, à l&apos;ère de la taxe carbone, que l&apos;on pourrait appeler si elle nous est réellement restituée l&apos;Emprunt Carbone, les animaux de notre planète ont subis de bien lourdes métamorphoses. Est-ce le résultat des OGM, des pesticides, de l&apos;action d&apos;Hortefeux ... ? Désormais, à l&apos;heure du goûté, quand la pâte de noisette nappe le petit pain au lait, les films animaliers dévoilent à nos chères têtes blondes (encore deux termes fréquemment associés) des museaux nettement moins sociables qu&apos;à mon époque. Les ours patauds qui, juchés sur des nuages improbables, jetaient sur nos nuits d&apos;enfant de grandes poignées de sable étincelant sont devenus de sanguinaires créatures, la griffe acérée et l&apos; il vicieux, guettant du sommet des cascades nordiques des familles entières de saumons épuisés, pour les dépecer vivant et n&apos;en laisser flotter dans les remous des eaux glacées que des lambeaux de peau sanguinolents. Nos océans obscures et polués sont peuplés de requins monstrueux qui passent le plus clair de leur temps à  hacher d&apos;innocents bébés phoques, même les chiens de nos campagnes s&apos;en prennent à nos enfants d&apos;humains, les déchiquetant, à l&apos;ombre des éoliennes, avec une fureur toute terrifiante, nous faisant mesurer toute la distance qui semble t&apos;il, nous sépare de l&apos;animal. Mais qui se réduit comme une peau de chagrin, comme un iceberg dans l&apos;Arctique. 

D&apos;ailleurs c&apos;est décidé, demain je pose ma pèche sur le trottoir d&apos;en face.














</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/wwf"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/wwf</id>
		<issued>2009-09-11T17:01:57Z</issued>
		<modified>2009-09-11T17:01:57Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<div><span style="font-size: 10.5pt">
<div style="text-align: center; line-height: normal"><span style="color: #000080"><span style="font-size: 10.5pt"><img style="width: 405px; height: 240px" alt="" width="399" height="252" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Femmes_sauvages_t.jpg" /><br />
</span></span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal"><span style="color: #000080"><span style="font-size: 10.5pt"><br />
</span></span></div>
<div style="text-align: center; line-height: normal"><span style="color: #333399">MONDE SAUVAGE ..!</span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal"><span style="color: #000080"><span style="font-size: 10.5pt"><br />
Il y a quelques temps, bien longtemps, au temps du mois de mai ou de juin, Ancolie nous gratifiait d’une superbe photographie d’écureuil, terme vernaculaire autant qu’ambigu décrivant une bestiole gracile autant que fragile laquelle se croyant dissimulée dans les frondaisons d’un bel arbre protecteur, tenait dans ses petites pattes, non pas un fromage, mais un gland, gland&#160;que l’on aurait pu croire ciré tant il luisait sous la feuille verte, tendre et translucide.&#160;<br />
</span></span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal"><span style="color: #000080"><span style="font-size: 10.5pt">Son gros œil rond, le seul visible dans l’image me fixait avec un semblant d’intelligence et il m’aspira dans une spirale nostalgique d’images d’un temps révolu, du temps de ma tendre enfance, (difficile semble t’il de séparer ces deux mots).&#160;<br />
<br />
A cette époque, les animaux qui peuplaient notre belle planète bleutée étaient tous totalement inoffensifs, noirs ou blancs selon les espèces et vaquaient paisiblement à leurs activités pacifiques. Les gros lions débonnaires, avachis dans une savane luxuriante, observaient d’un œil amusé et somnolent les jeux innocents de leur progéniture insouciante. Plus haut, perchées sur leurs interminables gambettes, des girafes engloutissaient les fines pousses d’acacias, leurs petits entre les pattes. Les images étaient de Frédéric Rossif et la voix incomparable de Claude Darget accompagnait la course rapide du soleil d’Afrique qui se noie dans la surface immobile d’un lac millénaire.<br />
</span></span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal"><span style="color: #000080"><span style="font-size: 10.5pt">Qu’elles étaient belles ces images qui mettaient en scène les animaux de toutes espèces, nos colocataires terrestres qui rampent, qui volent, qui galopent dans les espaces infinis, qui sautent d’arbre en arbre dans les forêts épaisses, les toundras glacées, les campagnes paisibles ou les profondeurs de toutes les mers et de tous les océans de notre boule brillante et tournoyante. Les enfants de cette époque avaient bien de la chance, ignorant les jeux vidéos débilisant,&#160;ils jouaient aux cowboys et aux indiens, aux gendarmes et aux voleurs en utilisant l’index et le majeur de leurs mains pour faire des revolvers ou au pire leurs avant bras pour mitrailler dans des tatatatata mortels des ennemis imaginaires et momentanés.&#160;<br />
</span></span></div>
<div style="text-align: justify; line-height: normal"><span style="color: #000080"><span style="font-size: 10.5pt">Aujourd’hui, à l’ère de la taxe carbone, que l'on pourrait appeler si elle nous est réellement restituée l'Emprunt Carbone, les animaux de notre planète ont subis de bien lourdes métamorphoses. Est-ce le résultat des OGM, des pesticides, de l'action d'Hortefeux ... ? Désormais, à l’heure du goûté, quand la pâte de noisette nappe le petit pain au lait, les films animaliers dévoilent à nos chères têtes blondes (encore deux termes fréquemment associés) des museaux nettement moins sociables qu’à mon époque. Les ours patauds qui, juchés sur des nuages improbables, jetaient sur nos nuits d’enfant de grandes poignées de sable étincelant sont devenus de sanguinaires créatures, la griffe acérée et l’œil vicieux, guettant du sommet des cascades nordiques des familles entières de saumons épuisés, pour les dépecer vivant et n’en laisser flotter dans les remous des eaux glacées que des lambeaux de peau sanguinolents. Nos océans obscures et polués sont peuplés de requins monstrueux qui passent le plus clair de leur temps à &#160;hacher d’innocents bébés phoques, même les chiens de nos campagnes s’en prennent à nos enfants d’humains, les déchiquetant,&#160;à l'ombre des&#160;éoliennes,&#160;avec une fureur toute terrifiante, nous faisant mesurer toute la distance qui semble t’il, nous sépare de l’animal. Mais qui se réduit comme une peau de chagrin, comme un iceberg dans l'Arctique.&#160;<br />
D'ailleurs c'est décidé, demain je pose ma pèche sur le trottoir d'en face.<br />
<br />
</span></span></div>
</span></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Ôhm sweet Ôhm !</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">














Bénit soit le prédicateur qui arrive des images plein les mains, mais aussi des reproches plein la musette et des mauvaises notes à faire fumier. 




Plus ça va, plus je les aime les chevaliers à l&apos;armure immaculée ruisselante de lumière et au panache déployé dans le vent tiède de l&apos;aventure, le visage aimablement buriné par un soleil complaisant et délicatement enturbanné dans les plis  d&apos;un chèche impeccables, ces chevaliers disais-je qui parcourent la planète sous l&apos;air frais des pales de leurs hélicoptères, s&apos;acquittant fièrement et volontiers de la taxe carbone en faisant profession de nous montrer nos ignominies à travers l&apos;optique ultra lumineux d&apos;un appareil haut de gamme ou le prisme de films, certes d&apos;une esthétique époustouflante mais tronqué par l&apos;élévation d&apos;un regard qui prend sa distance.




 


La bouche penchée sur mes tagliatelles à la tomate, un  il vissé sur l&apos;écran du téléviseur et l&apos;autre langoureusement posé sur l&apos;être qui charme mon existence, je pensais, regardant ces images, dans mon fort intérieur qu&apos;il y a de la classe sur cette boule là, car elle reste admirable notre planète, surtout vue du ciel, lorsqu&apos; à l&apos;heure du dîner, et sur des musiques célestes  elle offre au regard du téléspectateur dévoré par la fatigue d&apos;une semaine de labeur, ses plaies multicolores, ses pustules bariolées, ses bubons putrides, ses membres brisés, ses nécroses, ses escarres, ses ulcérations, n&apos;en jetez plus la décharge est pleine.






Quel inventaire, quel insoutenable catalogue, que d&apos;exactions insupportables les générations successives d&apos;humains on pu perpétrer sur cette malheureuse terre, force est de le reconnaître. Mais qui cela surprend t&apos;il ? Comment ces peuples de terriens, tous confondus dans la même trajectoire astronomique peuvent-ils être surpris devant ces désordres dramatiques ? N&apos;a-t-on pas déjà vu pire ? L&apos;homme n&apos;a-t-il pas déjà détruit l&apos;homme par le passé ? Je pose la question. Les mots massacre, carnage, boucherie, holocauste ne sont ils que des inventions littéraires des vues de l&apos;esprit, des contes pour faire peur aux enfants ?   A qui fera t&apos;on croire que l&apos;étalage de ces quelques fleuves boueux et malades de la peste, de ces mines béantes enveloppées dans la pollution, de ces cimenteries crachant leurs volutes de poisons évaporés, de ces centrales de plus en plus gigantesques, de ces pipe line en feu, modifiera les façons de produire et donc de consommer, freinera les penchants de l&apos;homme pour l&apos;exploitation  et de son prochain et de ses faiblesses, l&apos;accroissement de son tas d&apos;or, son l&apos;inextinguible besoin de dominer son environnement. Alors on découvre ?




 


Les pâtes sont froides, de toutes façons on mange trop paraît-il, trop de viande, les flatulences des vaches auront raison de l&apos;espace laissé libre sous la couche d&apos;ozone par nos autres pollutions, trop de produits bios, parce que le bio c&apos;est l&apos;ennemi non pas de la planète mais de l&apos;humanité croissante. 




Car enfin, est-ce le consommateur qui souhaite en permanence qu&apos;on l&apos;abreuve de tentations, de fausses facilités ? Est-ce la volonté des consommateurs de payer davantage d&apos;emballage que de produit ? Mais passons, nous avons été sensibilisés et c&apos;est plutôt un bienfait mais au-delà, nous avons été, comme des enfants, copieusement culpabilisés. 




Mais je me souviens d&apos;un temps pas si lointain où l&apos;on faisait traverser la France dans tous les sens par le très fameux train des pièces jaunes, avec tout le pathétisme ferroviaire requis, et l&apos;on voyait des centaines de gamins apporter  à nos emblématiques champions de la générosité chrétienne, dans leurs mimines potelées les petites pièces longuement épargnées alors que dans le même temps, le Clémenceau, ex-fleuron de notre défense stratégique faisait des ronds dans tous les océans du monde pour se faire démanteler non pas proprement mais par des gens dont l&apos;état de santé nous préoccupait nettement moins. Cohérence quand tu nous tiens  ! 




Et la projection de Home coïncidait presque avec la célébration du 65 anniversaire du débarquement de Normandie. Combien d&apos;hélicoptères de limousines blindées, de voitures de fonction ont-ils été nécessaire pour transporter, sécuriser, satisfaire les quelques 7000 invités de notre Président ? Vanité quand tu nous tiens aussi  Ce n&apos;est qu&apos;une goutte d&apos;eau dans le paysage, certes, mais d&apos;où espérons nous que viendra l&apos;exemple de comportements intelligents et citoyens ?













</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/ohm-sweet-ohm"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/ohm-sweet-ohm</id>
		<issued>2009-06-21T18:24:26Z</issued>
		<modified>2009-06-21T22:08:57Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<div style="text-align: justify"><span style="color: #333399">
<div><span style="color: #333399; font-size: 9pt">
<div style="text-align: justify; line-height: normal"><span style="color: #333399; font-size: 9pt"><br />
<span style="color: #333399; font-size: 9pt"><img style="width: 457px; height: 320px" alt="" width="400" height="258" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/2_lampes_rouges_t.jpg" /><br />
</span><br />
</span></div>
<div style="line-height: normal"><span style="color: #333399; font-size: 9pt">Bénit soit le prédicateur qui arrive des images plein les mains, mais aussi des reproches plein la musette et des mauvaises notes à faire fumier. </span></div>
<div style="line-height: normal"><span style="color: #333399; font-size: 9pt">Plus ça va, plus je les aime les chevaliers à l'armure immaculée&#160;ruisselante de lumière et&#160;au panache déployé dans le vent tiède de l'aventure, le visage aimablement buriné par un soleil complaisant et délicatement enturbanné dans les plis&#160; d'un&#160;chèche impeccables, ces chevaliers disais-je qui parcourent la planète sous l’air frais des pales de leurs hélicoptères, s'acquittant&#160;fièrement et volontiers&#160;de la taxe carbone&#160;en faisant profession de nous montrer nos ignominies à travers l’optique ultra lumineux d’un appareil haut de gamme ou le prisme de films, certes d'une esthétique époustouflante mais tronqué par l'élévation&#160;d'un regard qui prend sa distance.</span></div>
<div style="line-height: normal">&#160;</div>
<div style="line-height: normal"><span style="color: #333399; font-size: 9pt">La bouche penchée sur mes tagliatelles à la tomate, un œil vissé sur l’écran du téléviseur et l’autre langoureusement posé sur l’être qui charme mon existence, je pensais, regardant ces images, dans mon fort intérieur qu’il y a de la classe sur cette boule là, car elle reste admirable notre planète, surtout vue du ciel, lorsqu' à l’heure du dîner, et sur des musiques célestes &#160;elle offre au regard du téléspectateur dévoré par la fatigue d’une semaine de labeur, ses plaies multicolores, ses pustules bariolées, ses bubons putrides, ses membres brisés, ses nécroses, ses escarres, ses ulcérations, n’en jetez plus la décharge est pleine.<br />
</span></div>
<div style="line-height: normal"><span style="color: #333399; font-size: 9pt">Quel inventaire, quel insoutenable catalogue, que d’exactions insupportables&#160;les générations successives d'humains on pu perpétrer&#160;sur cette malheureuse terre, force est de le reconnaître. Mais qui cela surprend t’il&#160;? Comment ces peuples de terriens, tous confondus dans la même trajectoire astronomique peuvent-ils être surpris devant ces désordres dramatiques&#160;? N’a-t-on pas déjà vu pire&#160;? L’homme n’a-t-il pas déjà détruit l’homme par le passé&#160;? Je pose la question. Les mots massacre, carnage, boucherie, holocauste ne sont ils que des inventions littéraires des vues de l’esprit, des contes pour faire peur aux enfants&#160;? &#160;&#160;A qui fera t’on croire que l'étalage de ces quelques fleuves boueux et malades de la peste, de ces mines béantes enveloppées dans la pollution, de ces cimenteries crachant leurs volutes de poisons évaporés, de ces centrales de plus en plus gigantesques, de ces pipe line en feu, modifiera les façons de produire et donc de consommer, freinera les penchants de l'homme pour l'exploitation&#160; et de son prochain et de ses faiblesses, l'accroissement de son tas d'or, son l'inextinguible besoin de dominer son environnement. Alors on découvre&#160;?</span></div>
<div style="line-height: normal">&#160;</div>
<div style="line-height: normal"><span style="color: #333399; font-size: 9pt">Les pâtes sont froides, de toutes façons on mange trop paraît-il, trop de viande, les flatulences des vaches auront raison de l'espace laissé libre sous la couche d'ozone par nos autres pollutions, trop de produits bios, parce que le bio c'est l'ennemi non pas de la planète mais de l'humanité croissante. </span></div>
<div style="line-height: normal"><span style="color: #333399; font-size: 9pt">Car enfin, est-ce le consommateur qui souhaite en permanence qu’on l’abreuve de tentations, de fausses facilités&#160;? Est-ce la volonté des consommateurs de payer davantage d’emballage que de produit&#160;? Mais passons, nous avons été sensibilisés et c’est plutôt un bienfait mais au-delà, nous avons été, comme des enfants, copieusement culpabilisés. </span></div>
<div style="line-height: normal"><span style="color: #333399; font-size: 9pt">Mais je me souviens d’un temps pas si lointain où l’on faisait traverser la France dans tous les sens par le très fameux train des pièces jaunes, avec tout le pathétisme ferroviaire requis, et l’on voyait des centaines de gamins apporter &#160;à nos emblématiques champions de la générosité chrétienne, dans leurs mimines potelées les petites pièces longuement épargnées alors que dans le même temps, le Clémenceau, ex-fleuron de notre défense stratégique faisait des ronds dans tous les océans du monde pour se faire démanteler non pas proprement mais par des gens dont l’état de santé nous préoccupait nettement moins. Cohérence&#160;quand tu nous tiens…&#160;! </span></div>
<div style="line-height: normal"><span style="color: #333399; font-size: 9pt">Et la projection de Home coïncidait presque avec la célébration du 65 anniversaire du débarquement de Normandie. Combien d’hélicoptères de limousines blindées, de voitures de fonction ont-ils été nécessaire pour transporter, sécuriser, satisfaire les quelques 7000 invités de notre Président&#160;? Vanité quand tu nous tiens aussi… Ce n’est qu’une goutte d’eau dans le paysage, certes, mais d’où espérons nous que viendra l’exemple de comportements intelligents et citoyens&#160;?</span></div>
</span></div>
</span></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Spirit of Manhattan Part 10</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

53rd Street west and 9th Ave.





Mirror Building





Angle Building





Brownstones and blue wall





Old Building and Empire





Street and Smoke





Building 1740





Red building and stairs





Blue Building



Et pour terimner cette série de l&apos;exposition toute prochaine



Chrysler Building.





</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-10"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-10</id>
		<issued>2009-06-02T09:25:18Z</issued>
		<modified>2009-06-02T09:25:18Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<img height="399" alt="" width="306" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_047_53rd_Street_t.jpg" /><br />
<span style="color: #333399"><i>53rd Street west and 9th Ave.<br />
<br />
<img height="232" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_034_Mirror_building_t.jpg" /><br />
Mirror Building<br />
<br />
<img height="229" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_036_Angle_Buildings_t.jpg" /><br />
Angle Building<br />
<br />
<img height="301" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_040_Brownstone_and_blue_wall_t.jpg" /><br />
Brownstones and blue&#160;wall<br />
<br />
<img height="228" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_050_Old_Building_and_Empire_t.jpg" /><br />
Old Building and Empire<br />
<br />
<img height="257" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_049_Street_and_smoke_t.jpg" /><br />
Street and Smoke<br />
<br />
<img height="399" alt="" width="227" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_052_Building_1750_1_t.jpg" /><br />
Building 1740<br />
<br />
<img height="244" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_045_Red_building_and_stairs_t.jpg" /><br />
Red building and stairs<br />
<br />
<img height="262" alt="" width="400" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_038_Blue_building_t.jpg" /><br />
Blue Building<br />
<br />
Et pour terimner cette série de l'exposition toute prochaine<br />
<img height="247" alt="" width="400" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_048_Chrysler_Building_t.jpg" /><br />
Chrysler Building.<br />
<br />
</i></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Spirit of Manhattan Part 9</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

White and red buildings with Flag







Metlife Building





Manhattan Bridge





City Hall Court



To be continued

PhY

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-9"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-9</id>
		<issued>2009-05-30T22:54:48Z</issued>
		<modified>2009-05-30T22:54:48Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<img style="width: 528px; height: 240px" alt="" width="400" height="198" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_046_White_and_red_buildings_with_flag_t.jpg" /><br />
<span style="color: #333399"><i>White and red buildings with Flag<br />
<br />
<br />
<img alt="" width="471" height="272" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_032_Metlif_building_t.jpg" /><br />
Metlife Building<br />
<br />
<img style="width: 471px; height: 312px" alt="" width="400" height="274" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_031_Manhattan_bridge_t.jpg" /><br />
Manhattan Bridge<br />
<br />
<img style="width: 466px; height: 295px" alt="" width="400" height="271" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_037_City_court_hall_t.jpg" /><br />
City Hall Court<br />
<br />
To be continued<br />
PhY</i></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Spirit of Manhattan Part 8</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

The Petrossian Building





From the Sky





The Skyline





Empire from Brooklyn bridge





</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-8"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-8</id>
		<issued>2009-05-28T22:36:20Z</issued>
		<modified>2009-05-28T22:36:20Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<img style="width: 470px; height: 208px" alt="" width="400" height="173" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_033_Petrossian_building_t.jpg" /><br />
<i><span style="color: #333399">The Petrossian Building<br />
<br />
<img style="width: 455px; height: 266px" alt="" width="399" height="233" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_026_From_the_sky_t.jpg" /><br />
From the Sky<br />
<br />
<img style="width: 469px; height: 237px" alt="" width="399" height="155" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_028_Skyline_from_Brookling_bridge_t.jpg" /><br />
The Skyline<br />
<br />
<img style="width: 471px; height: 255px" alt="" width="400" height="211" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_029_Empire_from_the_brookling_bridge_t.jpg" /><br />
Empire from Brooklyn bridge<br />
<br />
</span></i>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Spirit of Manhattan Part 7</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

Pear lStreet





Empire in old way





Empire and stairs





Ed Sullivan Theater

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-7"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-7</id>
		<issued>2009-05-27T10:31:34Z</issued>
		<modified>2009-05-27T10:31:34Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<img style="width: 498px; height: 246px" height="211" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_035_Pearl_Street_t.jpg" /><br />
<span style="color: #333399"><i>Pear lStreet<br />
<br />
<img style="width: 417px; height: 434px" height="399" alt="" width="382" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_016_Empire_State_old_way_t.jpg" /><br />
Empire in old way<br />
<br />
<img style="width: 336px; height: 450px" height="399" alt="" width="248" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_015_Empire_state_vertical_t.jpg" /><br />
Empire and stairs<br />
<br />
<img style="width: 452px; height: 313px" height="273" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_023_Ed_Sullivan_Theater_t.jpg" /><br />
Ed Sullivan Theater</i></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Spirit of Manhattan Part 6</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

From the Rock







New York Inn





Don&apos;t block the box





Regal near Broadway



Regardez bien, il ya enfin quelqu&apos;un à gauche.



</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-6"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-6</id>
		<issued>2009-05-23T10:19:13Z</issued>
		<modified>2009-05-23T10:19:13Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<img style="width: 514px; height: 278px" height="180" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_003_Manhattan_from_the_Rock_t.jpg" /><br />
<span style="color: #333399"><i>From the Rock</i></span><i><br />
<br />
<img style="width: 514px; height: 279px" height="204" alt="" width="400" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_021_New_York_Inn_t.jpg" /><br />
</i><span style="color: #333399"><i>New York Inn<br />
<br />
<img style="width: 514px; height: 330px" height="265" alt="" width="399" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_024_Don_t_block_the_box_t.jpg" /><br />
Don't block the box<br />
<br />
<img style="width: 513px; height: 294px" height="243" alt="" width="400" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_020_Regal_in_Broadway_t.jpg" /><br />
Regal near Broadway<br />
<br />
</i>Regardez bien, il ya enfin quelqu'un à gauche.<i><br />
</i></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Spirit of Manhattan Part 5</title>
		<author>
		<name>PhY de Pont</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">



Flat Iron and red building







Hawai, Mexico and Puerto Rico







Buildings and metro light





Buildings with stairs

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-5"/>
		<id>http://flaubertgve008.viabloga.com/news/spirit-of-manhattan-part-5</id>
		<issued>2009-05-21T21:13:38Z</issued>
		<modified>2009-05-21T21:13:38Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://flaubertgve008.viabloga.com"><![CDATA[<span style="color: #333399"><img style="width: 486px; height: 264px" alt="" width="400" height="215" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_011_Flat_Iron_and_red_building_t.jpg" /><br />
</span><i><span style="color: #333399">Flat Iron and red building<br />
<br />
<br />
<img style="width: 484px; height: 252px" alt="" width="399" height="211" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_018_Hawai_Mexico_Puerto_Rico_t.jpg" /><br />
Hawai, Mexico and Puerto Rico<br />
<br />
<br />
<img style="width: 487px; height: 281px" alt="" width="400" height="252" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_022_Buildings_and_light_of_metro_t.jpg" /><br />
Buildings and metro light<br />
<br />
<img style="width: 486px; height: 248px" alt="" width="400" height="210" src="http://flaubertgve008.viabloga.com/images/Expo_017_Building_with_stairs_t.jpg" /><br />
Buildings with stairs</span></i>]]></content>
	</entry>

</feed>
