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Le blog très réussi d'une passionnée
qui vous fera très probablement découvrir
de jeunes photographes très talentueux
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Pour ma part, découvert cette année
Saul LEITER photographe américain
né à Pittsburg en 1923
SAUL LEITER


Paolo VENTURA Italien
un monde de poésie photographique
sur le coin d'une table.
PAOLO VENTURA


L'OURS & LE TULIPIER : L'intégral.

L'OURS ET LE TULIPIER", texte intégral original déposé,écrit d'après l'oeuvre et la correspondance de Gustave Flaubert.
Pour en lire l'intégralité, aller dans "Archives" puis "Août 2008" et enfin "O4/08/08". puis "Article suivant" au bas de chaque page.

PhY de Pont

 ON S'EN TAPE !

Et certains plus que d'autres.

Note : 2.9/5 (26 notes)

 




       

On s’
en tape !
 
La mort dans l'âme, je dois rendre à César sa panoplie de mauvais garnement - jupette, sandales, bouquet garni dans les cheveux et  fausse cuirasse de torse moulée en cuir de Sibérie - et à un certain Leblase, dont le seul nom, au même titre que celui du célèbre empaleur Voïvode des Carpates, fait frémir soit de plaisir soit d’angoisse, selon que l'on ai des tendances étranges allant d’un bord à l’autre du spectre de la nature humaine, la paternité de cette réflexion.

Volontairement, je ne dis pas la "paternité de cette expression", car nous savons tous depuis notre prime enfance, que la formule « On s’en tape » remonte à des temps immémoriaux, antédiluviens, voir même bien avant.

Il était courant d'observer, dans les plaines immenses, battues par les froids polaires, des hommes de Cro-Magnon, les aisselles délicatement parfumées à l'essence de mammouth, esquisser de beaux sourires et se faire, avec les bras, de grands signes en forme de moulinets qui finissaient irrémédiablement sur leur arrière train, gestes qui signifiaient, on le sait aujourd'hui grâce à des études précises: "On s'en tape !"  Ils venaient alors, manquant une gracile et véloce gazelle, de blesser sauvagement un membre du clan d'un jet de pierre ou de javelot approximatif, car chez le Cro-Magnon, c’est de notoriété publique, tout est jeu, découverte et enchantement.
 
Ponce Pilate, fut l’un des premiers à signer, non sans une certaine  nuance une très belle interprétation de la formule en question, le peuple ayant pour une fois été l’instigateur de cette conduite héroïque du légat de Rome qui fut lui-même totalement surpris de ladite décision en faveur du ténébreux Barrabas.
 
Plus tard, au Moyen-âge, il n’était pas rare de mettre à contribution la fine fleur de l’artisanat de l’époque en leur faisant graver « On s’en tape », en caractères gothiques flamboyants, sur les grosses pierres qu’on balançait à coups de catapultes sur les créneaux où s’agitaient des drapeaux blancs, tenus à bout de bras par des assaillis terrorisés et épuisés par des semaines de famine et désirant plus que tout une reddition, même avilissante, à un carnage annoncé.
 
Que vous soyez Syrien ou Libien, l’intérêt qu’on vous portera passera de la compassion silencieuse à l’implication relative, du largage de bombe à haute altitude au mouvement réprobateur d’un index agité...
Qu’est-ce qui fait qu’on puisse à ce point s’en taper de certains davantage que d'autres ?
Et le bruit court chez les dictateurs du monde entier, dont l’assemblée générale pourrait avoir lieu cette année à la salle des fêtes Gilbert Becaud de Pont, qu’être reçu en grande pompe à Paris n’augure pour de très bon pour la carrière d’un despote. Être l’invité d’honneur au défilé du 14 juillet ou au camping de Matignon ne protège aucunement des retours de manivelles.
Ceci dit attention, à trop vouloir tirer sur la corde, on va bientôt finir par se fâcher avec tout le monde... Mais loin de faire acte de contrition, les conseillers éclairés qui ont trouvé approprié de faire venir ces autocrates sanguinaires moyennant l'ombre de l'amorce d'un éventuel marché juteux sur une centrale nucléaire ou autre babiole inoffensive, s'embourbent pour se défendre dans des thèses ébouriffantes dont les conclusions pourraient se résumer à un impertinent : "On s'en tape... " Comme quoi et cela parait bien légitime quand on y pense,  on peut s’en taper à tous les niveaux.
 
Si je rebondis aujourd'hui sur la tournure, c’est que je la trouve parfaitement adaptée à la plupart des situations que nous avons le plaisir et le bonheur de vivre aujourd’hui. Et nous sommes tous, enfin je veux dire vous et moi, le plus grand nombre, le commun des mortels, les drogués (ées) de la plateforme, sujet à être ou à devenir quotidiennement  la cible de cette nonchalante dépréciation.
 
Quelque soit les angles d’attaque, les aspects du problème, nous sommes les premiers dont on se tape, du matin au soir. De vous madame, nouvelle reine du génie culinaire et du régime amincissant pré aoûtien. Vous pensez être les nouvelles Madame Mérigot ou les Pics de la gastronomie mondiale ! Foutaises, on se moque de vous, vos macarons sont secs comme des Choco BN, vos verrines sont fades comme des vieux mégots... De vos talents, on s’en tape, l’essentiel est de vous faire acheter par dizaines les livres qui vous conforteront, à la fin, dans votre incapacité à réaliser la moindre confiture, la plus modeste des papillotes.
Et de vous monsieur, roi du bricolage et du même coup champion du pansement réalisé à une seule main : on vous vend une visseuse sans fil, un mètre ruban et vous voilà propulsé au rang d’un pharaon constructeur, architecte en chef de la cabane à outils... Ouvrez les yeux "on s’en tape." Aussi... !
  
Tout ce que vous pensez être construit pour votre plaisir, pour votre bien être, n’existe en fin de compte que pour mieux vous contraindre à choisir entre le superflu stérile et l’inadapté compulsif. Quoiqu’il puisse y avoir d’organisé à votre intention, dans votre intérêt, songez en priorité à qui profite votre crédulité et quelle entité supérieure a décidé de vous prendre pour un naïf contraint .
 
Et les déclinaisons sont aussi nombreuses qu’imagées : « On s’en tamponne le coquillard » n’est pas la moins maritime des versions, encore que pour ma part l'image du coquillard ne soit pas la plus précise du bestiaire connu. On pourra citer en vrac : « On s’en bat l’œil », « On s’en poudre les roubignolles » (formule réservée à qui en a).
 
L’indifférence, le nombrilisme, la carrière, la politique, la peur ont élevé la locution à des altitudes remarquables.
Alors que l’on pourrait croire qu’on ne nous la fait pas, plus malin que moi tu meurs, qu’abreuvés par un torrent discontinu de nouvelles, de contre nouvelles, de bulletins d’information nous sommes tous les phœnix des hôtes de ces bois, virevoltant sur les fuseaux horaires et les parallèles de la planète comme des hirondelles dans le soir qui tombe, maîtrisant les événements politiques ou économiques comme des demi-dieux, analysant la situation mondiale avec la lucidité d'un administrateur du FMI. (à cet instant, je précise que ce billet a été commencé d'être écrit bien avant les évènements qui défrayent actuellement la chronique) plus je me sens informé, plus cette doucereuse sensation de me faire empapaouter me semble se préciser.
 
On fête (le mot est-il bien choisi) le vingt cinquième anniversaire de Tchernobyl alors que Fukushima est toujours en train de trembler, ses réacteurs s'enfonçant dans la croûte terrestre comme un couteau dans du beurre mou, la centrale fuyant comme une grand-mère incontinente, repoussant presque le drame japonais au rang d'un feu de grange. Le sort de cette partie du Japon ne constitue plus la préoccupation première, les conséquences désastreuses, épouvantables de la radioactivité rejoignent péniblement les effets de la sécheresse dans le marais Poitevin, les chinois « on s’en tape »… « Pardon, ce ne sont pas des chinois qui habitent dans cette partie du Japon mais des japonais » Qu’est-ce que je viens de vous dire … ON S’EN TAPE ! Japonais, Chinois, Coréens, Vietnamiens… Je n’ai jamais pu faire non plus la différence entre un Malien et un Sénégalais ou entre un Tunisien et un Egyptien.. Alors vous pensez bien, les Chinois et les Japonais... Même combat !
 
Du nouveau également au programme avec le retour des vieilles barbes de la saint Jean et des sucettes politiques qui précèdent tous les cinq ans les débats préélectoraux. Nous avions déjà eu le génial « travailler plus pour gagner plus ! » … Non, t’es pas sérieux, tu ne peux pas dire ça… Travailler moins pour gagner plus, ça interpelle, travailler autant pour gagner plus, c’est alléchant, mais franchement travailler plus pour gagner plus… Ils vont croire qu’on les prend pour des poulets de 10 jours… Mais on s’en tape ! Combien tu paries que ça va faire ni une ni deux et qu’ils vont foncer comme un seul homme… CQFD ! Et demain on rase gratis.
 
Côté information, c’est l’embellie, la charge émotive est à son summum le flou atteint paisiblement des paroxysmes et les bases construites la veille à grand renfort de certitude s’effritent  le lendemain avec le plus beau naturel. Si sur le papier la supercherie est moins visible, la télévision elle n’hésite pas une seconde.
 
« Notre envoyé spécial va maintenant revenir sur les évènements et faire le point sur ce qu’on sait déjà. » 
- "Et bien, à cet instant précis, rien n'a filtré et il est impossible de s'avancer sur quoique ce soit... C'est tout ce qu'on pouvait dire ce soir à ce sujet..."
" Non mais attends mon lapin, on ne peut pas en rester là, les gens ont besoin de savoir..."
" Mais ON S'EN TAPE des gens coco c'est ça maintenant la bonne nouvelle, tu leur dis tout et immédiatement après le contraire et miracle de la mémoire sélective, tu peux remettre ça le lendemain et même en inversant le mouvement... Ca marche pareil ! »
"Allez ! Envoyez la pub"


- Et ça, ça va faire un billet sur ton blog ? 
- Ben oui, je  crois.

- Tu penses que les gens vont apprécier l'exercice ?
 
ON S'EN TAPE ! (Merci Leblase.)

Commentaires

Re: je m'en pilate la ponce....

Mon cher Kb, cette critique me va droit à l’ego – allez… Go ! disent les parachutistes lorsqu’ils sautent dans le vide.
Effectivement, DSK en Barabbas mais il me faut ouvrir une parenthèse bien innocente : lorsque l’on constate à quel point le tarif des honoraires des avocats de notre ex directeur du FMI ( Femme de ménage incluse), ajouté à ceux des détectives et autres enquêteurs, plus les frais occasionnés par les services de sécurité, la vidéo, les bracelets électroniques, le garde armé… et maintenant le loyer exorbitant de son pied-à-terre newyorkais… Compte tenu de l’argent que son possible acte irréfléchi fait aujourd’hui gagner à la presse de tout bord et de tout support, compte tenu du tarif de l’heure d’antenne… Je pense qu’il serait de bonne guerre que les susdit faux frais soient complètement pris en charge par les médias… Non ????
Au lieu de ça, il est montré du doigt par ceux même qui se gavent de ses excès.
Hou lala.. Que la vie est compliquée..

Et en ce qui concerne les secrets de beauté de notre Leblase, ce n'est que pure imagination, je ne sais même pas à quoi il ressemble le taulier, je ne sias même pas s'il serait assez grand pour que sa tête dépasse des hautes herbes de la pampa précambrienne... ? 
Existe t'il seulement ?
Ne l'avons nous pas tous créé de notre inconscient collectif ?
Si ma tante en avait ?
 

 

 

Ahhhhh (soupir d'aise quasi postcoïtal)
ça c'est du billet ma brave dame.
Du frais, du rare, du bio, du neuf.
Pas encore vendu à Pékin ni placardé sur les murs de Guantanamo, pas encore distribué sous forme de tract à la sortie des marchés par des militants qui ne les lisent même pas (as-tu déjà essayé de filer un paquet de tracts NouvelleGauche à un militant FN pour voir s'il sait lire? Essaye tu m'en diras des nouvelles).
Je ne boude pas mon plaisir, comme disait Dutroux à la jeunesse belge agglutinée devant la télé: voilà un billet qui marquera pleinement notre entrée dans le XIX IXX IXI XL  XLL XXIème siècle!
En effet ça ne faisait qu'environ vingt-sept ans depuis ton dernier article sur ce blog, or on mesure à certains détails combien sa pertinence est nécessaire à la bonne marche de l'humanité et des produits Herta™, Olida© et Exxon®.
Quels sont ces détails?
D'abord la révélation que oui, c'est vrai, César était italien et portait des jupettes.
Cependant qu'il soit clair que si l'on s'en tape un peu ça ne sous-entend pas une tapette, mais juste une petite tape sur les lauriers.
Ensuite non, je n'ai pas plus empalé du Voivode que de l'enarque: ces exercices sont réservés au Comte Dracula ou à not prés' de la répu (même si dans son cas c'est de l'empalement médiatique uniquement, mais ne nous emballons pas).
"sucettes politiques": voila une expression qui devrait faire mouche, tant elle est aujourd'hui au coeur de tout parti politique comme de tout établissement hotelier.
Et tant d'autres détails, telles certaines expressions justement relevées par KB qui n'est pas le dernier à se donner des grands coups de tête sur les enclumes qu'il a habilement disposées partout dans le vaste bureau qu'il occupe de 11h10 à midi cinq jours par semaine.
Mais PhY fi des détails: c'est sur le fond que tu as raison.
Nous sommes dans une phase civilisationnelle où il ne nous reste plus que deux alternatives dans la relation au monde: soit on s'en tape, soit on tape.
On peut bien avec toi se demander réellement ce qui nous touche encore dans la coulée diarrhéique d'informations qui nous recouvre et finit par nous isoler du monde; comment nos accords, notre compassion, notre entendement, notre indignation, nos engagements sollicités sans cesse trouvent encore un sens au monde.

 

 

Re:

KB,
Face à l'occupation, je résiste.

 

 

Re:

@Leblase
Ne connaissant pas intimement le fameux César, je ne me permettrais certainement pas de mettre en doute sa virilité, il pouvait bien se balader en jupette de cuir, grand bien lui fasse.
Mais on ne m’ôtera pas de l’idée qu’il devait se passer des choses sur lesquelles on n’aurait certainement pas craché à la Mairie de Draveil… Tttttt… Mais là encore, ne nous laissons pas embarquer par les ouï-dire… Tous ces hommes en jupette gambadant dans les sous-bois gaulois ou les frondaisons teutonnes… le pilum sur l’épaule, le paenula au vent… ça devait quand même rudement affoler le Visigoth embusqué… Enfin moi je n’ai rien vu… Pas vu pas pris.
... Le soupir postcoïtal... Je me suis toujours endormi avant le soupir. C'est pour ça que je suis de Pont !

 

 

Lien croisé

leblase - La fausse commune : "D'un autre côté, on s'en tape! "

 

 

Etapant ta note!

l'indignation te va si bien, quel lyrisme ! quel désabusement détaché ! quelle hauteur de vue !
"virevoltant sur les fuseaux horaires et les parallèles de la planète comme des hirondelles dans le soir qui tombe"...(A t-on retrouvé la boite noire de ce scratch Lamartinien?)
il semblerait qu'ici ou là, surtout , les naïfs contraints se réveillent , les hirondelles n'en finissent pas d'annoncer le printemps mais pour l'heure je dois me plonger dans la presse féminine pour trouver la réponse à LA  question existentielle "comment me débarrasser de ma cellulite avant le mois de juillet ?"
Comment ça tu t'en tapes?

 

 

 

Re: Etapant ta note!

L’indignation est semble t’il à la mode, tu as raison et ma modeste participation à cette « colère » qui s’accroche humblement, pour l’instant, aux écueils de nos civilisations branlantes, comme des berniques à leurs rochers, me donne tous les jours des démangeaisons, des plaques, des échauffements (comme disait mon cher Flaubert). Je parcoure l’article que tu mets en lien  - il faudra un jour que l’on m’explique comme on peut faire ça – concernant la colère des jeunes ou moins jeunes d’ailleurs, Madrilènes confrontés à la précarité et relève que si effectivement on peut avoir un doute quant à capacité technique des autorités espagnoles à amorcer le règlement de ces fragilités, il n’y en a plus guères relatif à leur incompétence politique et plus aucun correspondant à leur corruption. Ce qui me laisse penser que la patience de ces multitudes démunies (5 millions de personnes référencées pour le moins) n’a d’égale que leur faiblesse mais que leur colère pourrait donner des idées à l’énorme masse de population qui subit le même sort dans toute l’Europe.
Côté campement, il y avait aussi celui du canal saint Martin qui avait presque tiré des larmes aux politiques concernés... Mais par crainte qu’on les voient vraiment s’émouvoir du sort de tous les sans abri, ils ont préféré virer tout le monde à grand coup de bottes dans le cul... Comme quoi parfois l’homme ou la femme politique peut ressentir quelque chose.
 
Quand à la fourberie féminine dont tu fais preuve, chère Elle, il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin... « La presse féminine... Pour la cellulite ... Le bronzage .... Les kilos superflus ... Là ! et Ici ! Houlà là suis trop grosse, peut plus rien me mettre ... » Alors qu’à ta façon de prendre des photos depuis les perspectives les plus improbables on peut deviner que tu es capable de te glisser dans un trou de souris, dans l’encoignure d’une porte, dans  l’interstice d’un tiroir entrouvert... Tu ne serais pas en train de prêcher le faux pour savoir le vrai ??? J))

 

 

Re: Etapant ta note!

Phy, tu me flattes 
Il est si souvent difficile de se comprendre surtout entre les lignes

 

 

Re: Etapant ta note!

 Tant il est vrai que derrière les lignes se cachent les apparences, la réalité, les libertés et aussi les prisons.


Les tiennes semblent avoir subi les expériences du petit chimiste Laseine, spécialiste de la rouille en tout genre...

 

 

Re: Etapant ta note!

Qu'a à voir Laseine avec tout ça, La Seine est un artiste sensible, et c'est en cela qu'il comptera toujours....

Le trouble n'est pas le noir ni le malheur...On peut essayer de ramasser la totalité du sensible et de l'intelligible qu'on a touché et essayer de rendre clairs ses actes et donc ses mots....

Les deux ne vont pas toujours ensemble....

Moi je ne fais pas d'images.....


 

 

Re: Etapant ta note!

«Qu’a à voir Laseine avec tout ça»
Et bien il faut suivre l’actualité chère Marina si je me suis permis d’associer, de mêler Laseine à mon commentaire sur les lignes rouillées postées par Elle, c’est parce que justement Laseine nous a fait une belle démonstration de ses talents de chimiste lors de l’un de ses commentaires sur Leblase - Je ne sais pas comment t’indiquer la position de ce commentaire dans le fatras Leblasien mais j’en recopie l’intégralité :
 
Laseine le 27/05/2011 à 00h55
 

Bonsoir,
J'ai fait rouiller de la laine d'acier avec de l'eau et en l'exposant à l'air. Je ne sais pas si c'est Fe2O3 ou Fe3O4. Environ 5-6g. En passant il restait quelques petits morceaux de laine d'acier que je n'ai pas pu enlever.
J'ai prit du péroxyde d'hydrogène à 3% v/v et je l'mit au congélateur. J'ai enlever les morceaux de glace et il me restait un très petite quantité de péroxyde (~5ml) et je ne sais pas sa concentration.
Dans un pot en verre, j'ai mit mon oxyde de fer puis j'ai ajouter le péroxyde. Ça à commencer à faire de la mousse brune et à dégager quand même assez de chaleur pour la petite quantité de réactifs que j'ai. Je suis sûr que de l'oxygène c'est libérer. Par la suite j'ai ajouter de l'eau, encore de la chaleur s'est dégager. J'ai laisser le tout se précipiter. Maintenant je voudrais savoir qu'est-ce qui s'est formé.

Est-ce une séparation ou un éloignement  ou un rapprochement ou une proximité obligée  ?

C’est bien à l’issue de cette recette pour le moins surprenante et surtout bourrée d’humour que j’ai osé faire référence à Laseine. 
Et un jour il faudra bien qu’on retienne le talent et l’oeuvre des artiste plutôt que leur sensibilité car après tout, sans sensibilité peut-on franchir le gué qui sépare l’homme de l’artiste ?
Que Laseine se rassure, il a à ses côtés une redoutable gardienne du temple.
Quant au reste de ta prose je vais m’y atteler.
Et moi je fais des images et en cela je n’oblige personne à me suivre.
Voilà voilà... 
Nananère ... 

 

 

Re: Etapant ta note!

Oui quelle admirable recette de chimiste ! Tu as bien fait de la réécrire....
Elle dépasse de loin à mon avis le simple sujet de la rouillerie des lignes :))

 

 

Re: Etapant ta note!

Marina, tu vas me trouver chafouin, mais quelque que soit l’esprit et la modernité scientifique d’une « recette » de chimiste, en trouver la structure admirable m’apparaît assez excessif... A moins bien sûr d’éprouver quelques inclinaisons pour son auteur auquel cas on ne pourra plus lutter ni raisonner l’aveuglement ressentit. Cependant je suis d’accord avec toi sur l’aspect novateur de la conclusion, les effets secondaires du précipité obtenu par cette manipulation audacieuse –puisque incompréhensible par moi – me plaisent davantage que le résultat et les contrecoups de la formule de la poudre à récurer. Mais les conclusions de Laseine sont-elles aussi éloignées que ça de la rouillerie des lignes ?  L’érosion des choses n’est-elle pas le vrai sujet ?

 

 

Re: Etapant ta note!

Ça y est, je viens de prendre un cours particulier pour faire des liens jolis....
P... Ça m'a coûté la peau du cul...
Par exemple 

Youpeeeee !

 

 

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L'Ours & le tuliper, texte original déposé d'après l'oeuvre et la correspondance de Gustave Flaubert.
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