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PHOTOSMATONS

Le blog très réussi d'une passionnée
qui vous fera très probablement découvrir
de jeunes photographes très talentueux
et reviendra également sur les plus emblématiques

Pour ma part, découvert cette année
Saul LEITER photographe américain
né à Pittsburg en 1923
SAUL LEITER


Paolo VENTURA Italien
un monde de poésie photographique
sur le coin d'une table.
PAOLO VENTURA


L'OURS & LE TULIPIER : L'intégral.

L'OURS ET LE TULIPIER", texte intégral original déposé,écrit d'après l'oeuvre et la correspondance de Gustave Flaubert.
Pour en lire l'intégralité, aller dans "Archives" puis "Août 2008" et enfin "O4/08/08". puis "Article suivant" au bas de chaque page.

PhY de Pont

 L'OURS Pages 9 à 10

Note : 2.3/5 (7 notes)

 

Mots-clés : , ,


Gustave fait un geste de la main, comme pour chasser une mouche :
- Ce n'est pas grave ! Sa grande trouvaille était le mot "ganter", on n'a jamais vraiment su ce que ça signifiait mais ce terme avait toute son affection. Il en collait partout : "vlà une chèv' ben gantée", "vit' faut ganter la tent' avant la temête", "alômes principier à ganter la montagne"... 
Ah le drôle ! Tiens, il aurait été parfait pour toi.

Suzanne est offusquée :
- Ah non, j'vous remercie bien, je peux patienter.
Gustave :
- Comme guide c'était une véritable catastrophe, je ne sais pas combien de fois il a pu nous égarer, mais comme interprète il était étonnant... Gros succès auprès des bédouins que nous croisions, leurs palabres duraient des heures. Mais c'était un bon gars et musclé comme il fallait, très utile comme garde du corps. Oui, décidement vous auriez fait un beau couple..
Suzanne fait l'horrifiée :
- Dieu du ciel, pas du Corse ! Surement pas, ils ne veulent rien faire dans la maison et on dit qu'ils battent leurs femmes.
Gustave reprend :
- Bon Suzanne, écoute non d'une pipe ! Il fallait rester figé comme des statues, en plein soleil, pour ses damnées phtographies. Moi je voulais absolument poser devant le sphinx, dans une tenue de bédouin avec sut la tête mon grand gibus que j'avais apporté exprès de Paris. Nous avions monté notre camp près des pyramides et...
Suzanne a les yeux complètement écarquillés et la bouche entr'ouverte comme une sotte :
- Ben M'sieur Gustave, y'a pas un mot sur deux que j'comprends.
Gustave est abattu :
- C'est pénible d'avancer avec toi Suzanne, je t'assure. Bon écoutes bien. En Egypte, loin, très loin, c'est grand comme deux fois la France, avec du sable, des cailloux et des ruines partout. Il y a les pyramides, ce sont de grandes tombes en forme de cube, posées sur le côté, comme ça...! Tu as déjà été à Rouen, et bien... comment dire...ça n'a rien à voir ! C'est plus haut que la cathédrale, beaucoup plus haut et plus large aussi, beaucoup plus large et malgré tout on ne peut pas y entrer autrement qu'à plat ventre, en rampant sur des merdes de chauves souris... C'est curieux hein ? Et bien c'est comme ça.
Suzanne :
- Ho ! Les pauv'gens !
Gustave continue :
- Les anciens Egyptiens n'étaient pas comme toi ou moi, ils n'avaient pas qu'un seul dieu dans leur panthéon. Ils adoraient l'eau du Nil, les hippopotames, les chiens, les chats, les taureaux, les crocodiles, les oiseaux et même leurs plumes. Ce peuple incroyable bougeait les montagnes, leurs prêtres étaient couverts d'or et de pierre précieuse, cela ne les empêchait de se prosterner devant des vaches, des crocodiles ou des scarabées et leur plus belle divinité était un rayon de soleil. Ils enfermaient leurs rois morts, qu'ils appellaient pharaons,dans des cercueils peints et sculptés, d'une richesse incroyable, emboités les uns dans les autres et ils cachaient le tout dans ces fameuses pyramides ou au plus profond des roches et des montagnes.
Suzanne :
- Ho ! Les pauv’ gens ! Chez nous le saint des animaux c’est François d’Assise.
Gustave :
- Et devant, pour monter la garde, ils ont placé une statue gigantesque, qui ressemble un peu à un gros chien à tête d’homme, deux fois haut comme la maison, assis, comme ça ! 
Gustave fait le sphinx
... Maintenant je vais te faire l’égyptien mort...
Suzanne est médusée, Gustave prend une couverture sur le fauteuil, s’en recouvre les épaules et pose sur sa tête un mouchoir, puis il prend une pipe à long tuyau et une plume et se croise les mains sur le ventre. 
- Et voilà je te présente Ramsès II !
Suzanne

- Ho ! Les pauv’ gens !
Gustave :
- Allez, qu’est-ce qui t’arrive maintenant ? Tu t’es bloquée sur « Ho ! Les pauv’ gens » ? Veux-tu un bon coup sur la tête ? Mieux vaut dire les pharaons, comme une généralité, je t’épargne leurs noms, ils s’apparentent tous à des maladies, Kheops, Mykérinos, Djoser, Khephren, Ramsès, Hatshepsout...  Ca c’était une bonne femme.
Suzanne :
- Si on m’avait baptisée comme ça je ne pourrais même pas me souvenir de mon nom.

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L'Ours & le tuliper, texte original déposé d'après l'oeuvre et la correspondance de Gustave Flaubert.
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Toutes les photos publiées sont originales.