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Qui vaut le coup

Je vous recommande vivement
PHOTOSMATONS

Le blog très réussi d'une passionnée
qui vous fera très probablement découvrir
de jeunes photographes très talentueux
et reviendra également sur les plus emblématiques

Pour ma part, découvert cette année
Saul LEITER photographe américain
né à Pittsburg en 1923
SAUL LEITER


Paolo VENTURA Italien
un monde de poésie photographique
sur le coin d'une table.
PAOLO VENTURA


L'OURS & LE TULIPIER : L'intégral.

L'OURS ET LE TULIPIER", texte intégral original déposé,écrit d'après l'oeuvre et la correspondance de Gustave Flaubert.
Pour en lire l'intégralité, aller dans "Archives" puis "Août 2008" et enfin "O4/08/08". puis "Article suivant" au bas de chaque page.

PhY de Pont

 WWF

Cosmic eyes

Note : 3.2/5 (44 notes)

 



MONDE SAUVAGE ..!

Il y a quelques temps, bien longtemps, au temps du mois de mai ou de juin, Ancolie nous gratifiait d’une superbe photographie d’écureuil, terme vernaculaire autant qu’ambigu décrivant une bestiole gracile autant que fragile laquelle se croyant dissimulée dans les frondaisons d’un bel arbre protecteur, tenait dans ses petites pattes, non pas un fromage, mais un gland, gland que l’on aurait pu croire ciré tant il luisait sous la feuille verte, tendre et translucide. 
Son gros œil rond, le seul visible dans l’image me fixait avec un semblant d’intelligence et il m’aspira dans une spirale nostalgique d’images d’un temps révolu, du temps de ma tendre enfance, (difficile semble t’il de séparer ces deux mots). 

A cette époque, les animaux qui peuplaient notre belle planète bleutée étaient tous totalement inoffensifs, noirs ou blancs selon les espèces et vaquaient paisiblement à leurs activités pacifiques. Les gros lions débonnaires, avachis dans une savane luxuriante, observaient d’un œil amusé et somnolent les jeux innocents de leur progéniture insouciante. Plus haut, perchées sur leurs interminables gambettes, des girafes engloutissaient les fines pousses d’acacias, leurs petits entre les pattes. Les images étaient de Frédéric Rossif et la voix incomparable de Claude Darget accompagnait la course rapide du soleil d’Afrique qui se noie dans la surface immobile d’un lac millénaire.
Qu’elles étaient belles ces images qui mettaient en scène les animaux de toutes espèces, nos colocataires terrestres qui rampent, qui volent, qui galopent dans les espaces infinis, qui sautent d’arbre en arbre dans les forêts épaisses, les toundras glacées, les campagnes paisibles ou les profondeurs de toutes les mers et de tous les océans de notre boule brillante et tournoyante. Les enfants de cette époque avaient bien de la chance, ignorant les jeux vidéos débilisant, ils jouaient aux cowboys et aux indiens, aux gendarmes et aux voleurs en utilisant l’index et le majeur de leurs mains pour faire des revolvers ou au pire leurs avant bras pour mitrailler dans des tatatatata mortels des ennemis imaginaires et momentanés. 
Aujourd’hui, à l’ère de la taxe carbone, que l'on pourrait appeler si elle nous est réellement restituée l'Emprunt Carbone, les animaux de notre planète ont subis de bien lourdes métamorphoses. Est-ce le résultat des OGM, des pesticides, de l'action d'Hortefeux ... ? Désormais, à l’heure du goûté, quand la pâte de noisette nappe le petit pain au lait, les films animaliers dévoilent à nos chères têtes blondes (encore deux termes fréquemment associés) des museaux nettement moins sociables qu’à mon époque. Les ours patauds qui, juchés sur des nuages improbables, jetaient sur nos nuits d’enfant de grandes poignées de sable étincelant sont devenus de sanguinaires créatures, la griffe acérée et l’œil vicieux, guettant du sommet des cascades nordiques des familles entières de saumons épuisés, pour les dépecer vivant et n’en laisser flotter dans les remous des eaux glacées que des lambeaux de peau sanguinolents. Nos océans obscures et polués sont peuplés de requins monstrueux qui passent le plus clair de leur temps à  hacher d’innocents bébés phoques, même les chiens de nos campagnes s’en prennent à nos enfants d’humains, les déchiquetant, à l'ombre des éoliennes, avec une fureur toute terrifiante, nous faisant mesurer toute la distance qui semble t’il, nous sépare de l’animal. Mais qui se réduit comme une peau de chagrin, comme un iceberg dans l'Arctique. 
D'ailleurs c'est décidé, demain je pose ma pèche sur le trottoir d'en face.

Commentaires

Dessins animés à lier

Vision photographique à la lisière des fausses lueurs, qui s'affranchit des barrières du temps pour nous rappeler, qu'encore hier, si animaux nous étions, la raison nous dicte qu'aucune revanche n'est jouable avec l'implacable Nature. Je sens parfois que tes mots crient que tu as aperçu "les marges" et mémorisé une parcelle de ces mondes si clairs quoi que sans lumière. De ton billet ne suinte aucune peur alors que le commun des mortel(le)s fonderaient de terreur juste à imaginer sortir des images. Le cadre est si rassurant ! Vue verte qui dit que l'espoir n'est pas que rose.

 

 

Re: Dessins animés à lier

Ai-je vraiment compris le fond de ta pensée ? Le doute n’est pas fait pour me déplaire. Quoiqu’il en soit, ce serait réellement se moquer deux fois de la nature si le premier viol était immédiatement suivi de la propension à croire qu’elle ne pourrait, d’abord, jamais s’en remettre, puis s’en renforcer et enfin, dans son immense bonté, trouver le moyen de nous apprendre à prendre part à sa reconstruction, d’une manière ou d’une autre, avec ou sans ouïe, avec ou sans tentacule, avec ou sans nous.

 

 

Re: Des saints animés

Sacré PhY au gué du Pont ! 
Le fin fond de ma pensée tu as saisi tel un gai druide le gui.
OUI ELLE s'en remet déjà, de notre traînée de bave, de nos bavoirs et de tous ces devoirs à peine entamés ! 
Toi, tu es de ceux qui la voient avec pudeur et ELLE se dévoîle à toi dans toute sa splendide magnificence, soufflant ses vents sur tes rétines d'homme innocent mais pas naïf. 
Par charité, Yug te prie de nous conter cette magie si apaisante qu'elle en unit Le Beau avec une distinction non discriminatoire... 
Le son, au centre, me ramène chez Le Blase à humer incognito les maigres restes d'un veloûté giclant de Crimée.
A + et encore A +

 

 

Re: Des saints animés

Voilà une belle manière de saluer les efforts de notre pudique hôtesse à nous associer à sa rédemption.
Et justement, ma naïveté est probablement dûe à la grande partie de ma racine qui est restée à la traine. Il faut que je remonte à la surface maintenant. 



Quand à Leblase, c'est peut-être lui qui tire les ficelles avec ces questions qui n'en finissent pas de nous mettre le cervelet en ébulition...

 

 

Re: Des sous BLASsements ?

Ne remonte surtout pas maintenant ! Attends la fin des accrochages entre vents de feu et de glace. Déniche toi un trou bien profond et sème toi, si c'est sous l'eau, PhY-riz garanti(e) long grain pas vide qui grimpe vite !
Sois sans souci, on parle la langue des bulles et de ton bulbe "Blasé" germera l'Antique Atlantide. Yes Sir !

 

 

Je me suis demandée si demain, c'est à dire aujourd'hui, tu voulais jardiner sur le trottoir d'en face ou vendre ton poisson à la criée à tous les passants ou ?...

 

 

Re:

Tu as bien fait de laisser la porte ouverte à une alternative au jardinage et à l'exploitation avicole... Car c'est bien d'une autre action dont il sagit. Un vrai retour à la terre en quelque sorte, un enrichissement du sol, de la voie publique naturelle.. Par contre, je ne sais pas pourquoi je rebondis sur le sujet ? On ne va pas aller très loin...

 

 

Allelouia, il nous est revenu, drapé d'une juste colère et ceint des éclairs de sa formidable dérision 

N'empèche empêche je trouve que la métaphore de l'ombre des éoliennes, est sujette à caution, et je suis pas la seule :

http://didiergouxbis.blogspot.com/2009/09/et-il-y-encore-des-petits-cons-pour.html

 

 

Re:

Tu as raison chère Tilly, je relève la tête après un été accablant, mais la température n’était pas en cause. Alors le léger rafraîchissement que nous subissons n’est peut-être pas dû à la nouvelle glaciation annoncée, paradoxalement successive au réchauffement de notre grosse boule, mais plus exactement à la ventilation intempestive de ces énormes ventilateurs de campagne. Merci de ces liens, je vais derechef m’informer sur le sujet. Vais-je en coller une (éolienne) dans mon jardinet, puisque mon pauvre pommier à l’ai complètement vidé de sa sève nutritive, ou nourricière ? Zatise zeu kouestion ..

 

 


J'ai trouvé l'écureuil d'Ancolie:-)

 

 

Re:

La vache !
On dirait le fils cadet de Paris Hilton et de DJ Marley.

 

 

Le chat pété

 Mitra, t'as trouvé la porte des étoîles !

 

 

Chat star trek

je savais qu'il allait te plaire
tu as du goût toi;-)

 

 

Re: Chat star trek

Si Leblase avait un léger accent teuton (ne me faites pas dire ce que n'ai pas dit..) il pourrait affirmer en regardant ta bestiole : "Ach ! c'est le Cha bas net".
Je vais me recoucher maintenant.

PhY

 

 

Re: La distance qui semble-t-il nous sépare de l'animal

Oui mais là, c'est un lapin, ce n'est pas un animal.. Ca ne fait de mal qu'aux carottes les lapins. La carotte c'est nuisible... Enfin je crois.
Tu as un autre exemple ?

 

 

une autre distance ou non-distance plutôt - tant pis pour les leblasiens qui la connaissent déjà :-)

Encore une histoire de regard

 

 
Bon je sais, tu vas me dire que ça n'est pas un animal...

 

 

Re: une autre distance ou non-distance plutôt - tant pis pour les leblasiens qui la connaissent déjà :-)

Tu as devancé ma pensée, la vache, tout comme le lapin, n'est pas un animal, d'ailleurs, dans mon bestiare personnel, les herbivores ne sont des animaux que par défaut... C'est vraiment involontairement qu'ils absorbent, sur les plantes qu'ils engloutissent, un insecte imprudent, un coléoptère demeuré, un lépidoptère trop lent... D'ailleurs on le voit bien, quand les vaches bouffent des truc pas naturel elles sont malades, balonnées, indisposées, elles ont des gargouillis, des flatulences et elles incommodent tout le monde. Désolé, je ne peux pas te répondre en photo sur le sujet...

 

 

Re: La distance qui semble-t-il nous sépare de l'animal

et là une histoire de toucher



 

 

 

Re: Miroir miroir qui de phy ou du pont est-il le plus beau....

Bon sang de bonsoir, le grand KB himself frappe à la porte de la boutique, les bras chargés de la nostalgie de ces années de plomb, comme il dit, quand il y avait, la veille du 14 juillet une retraite aux flambeaux dans les villages et les campagnes. Le garde champêtre en tête de cortège, cadençant l’allure du cortège à grand renfort de roulements de tambour. On n’avait aucun doute à l époque, sur l’avenir de nos PTT, Poste Télégraphe et téléphone,  le facteur s’arrêtait un moment dans chaque maison pour remettre son courrier, commençait sa journée par quelques tasses de café, la poursuivait avec le petit vin blanc d’usage et poursuivait par la petite goutte qui réchauffe.
Bon et ayons une pensée pour notre camarade James Cook qui a servi de déjeuner à une bande « d’a mie » de pain des Îles Sandwich qui regrettèrent de ne pas avoir inventé le cornichon pour faire passer le goût de l’uniforme imbiber par l’eau de mer. Pauvres bougres, en mélangeant l’aventurier avec un peu de farine ils venaient de découvrir le Cookie.
Alors que reste-t-il de ces belles années de notre jeunesse ? Plus d’almanach… Il ne nous reste plus que le chat qui servait à toutes les photos du calendrier… 



Ben il a pris un coup de vieux aussi le pauvre matou.

 

 

A vous lire, je finirais par croire que je vis dans un musée !!

 quand il y avait, la veille du 14 juillet une retraite aux flambeaux dans les villages et les campagnes.

Bande de nostalgiques, rendez-vous le 13 juillet prochain dans mon village :-)

 

 

Re: A vous lire, je finirais par croire que je vis dans un musée !!

Mais non, tu ne vis pas dans un musée et nous ne sommes pas pétrifiés dans les pauses les plus suggestives, peut-être simplement provenant d’un bon roman suranné remplis de souvenirs décalés.
Dans le village où j’ai grandit, dans le Loiret, département extrêmement fun, les rives du canal et les bords de Loire étaient alors les points névralgiques du tourisme local. Quoi de plus palpitant, quand tu as une dizaine d’années que d’aller démêler du fil de pêche à 6h du matin dans le froid et la brume ? Et bien tous les 13 juillet, il y avait l’incontournable retraite aux flambeaux... Les enfants préparaient, à l’école, des lampions en papier multicolore, il y avait une bougie au milieu, il fallait prendre garde à ne pas incendier l’ensemble et on suspendait le tout à l’extrémité d’une perche en osier. Et puis c’était le défilé, qui partait de l’école pour rejoindre les bords du canal d’où était tiré le feu d’artifice. Le garde champêtre ouvrait le cortège le tambour en bandoulière, il y avait la fanfare qui reprenait d’un bout à l’autre du trajet et sans se lasser « Auprès de ma blonde ... ». Le défilé grossissait à chaque maison, comme une longue rame lumineuse qui croissait à chaque minute d’une luciole supplémentaire.
Durant les mois d’été, une fois par semaine, il y avait cinéma. La salle était aménagée dans un dancing qui jouxtait le bistrot-tabac-restaurant ouvriers-coiffeur pour hommes du village. Un grand drap plus tout à fait blanc était tendu et le projectionniste installait son matériel à l’extérieur tant il était bruyant et énorme. Dès le matin, le garde champêtre, toujours lui, battait sa peau et annonçait le programme : Ben-Hur, Lawrence d’Arabie, les Aventures de la Coccinelle... Que des grands films ! Vers 19h30, c’était surréaliste, chacun rejoignait le « cinéma » avec un tabouret, une chaise, un pliant sous le bras. 20h00 le film commençait, la bande son était affreuse mais peu importe, tout le monde commentait les images à sa manière. Parfois la pellicule s’enflammait, il fallait éteindre en hâte, couper le film, raccommoder tant bien que mal, le son n’était plus synchro... Parfois encore, c’était le drap qui se décrochait, alors les chameaux de Lawrence d’Arabie galopaient sur le mur du dancing, le désert s’insinuait entre les bouteilles du bar, les galères en feu de Ben-Hur coulaient pitoyablement sur les vieilles portes en cuir clouté. Il y avait un entracte durant laquelle le bistrot voisin servait du petit rosé, une vraie piquette, dans des chopines en verre craquelé. Nous c’était grenadine ou, les grands jours, Pschitt orange à la paille.
Tu as bien fait Ancolie de me replonger dans ces images curieusement encore extrêmement nettes. Vive les musées.

 

 

Réclame




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L'Ours & le tuliper, texte original déposé d'après l'oeuvre et la correspondance de Gustave Flaubert.
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